caserne des Vernets: Fusil d'assaut volé à la place d'armes de Genève
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caserne des VernetsFusil d'assaut volé à la place d'armes de Genève

Une arme a disparu dans la nuit de mercredi à jeudi à la caserne des Vernets. La police militaire confirme avoir ouvert une enquête.

par
Joël Burri/Giancarlo Mariani

Branle-bas de combat à la caserne des Vernets à Genève. Un fusil d'assaut a disparu dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon un témoin, l'arme a vraisemblablement été volée avec sa culasse. «D'habitude, celle-ci est mise sous clé séparément. Mais comme durant cette semaine réservée aux cadres rien n'était prévu pour le rangement des fusils, nous les avons simplement glissés dans nos casiers ou sous nos lits», rapporte le témoin. Selon lui, le vol a eu lieu après une soirée festive. Ce n'est donc que jeudi matin que l'absence du fusil a été constatée.

«Nous avons fouillé partout. En vain. La police militaire, elle, n'est intervenue que vendredi», poursuit-il. Et de préciser: «Tout a été passé au peigne fin. Même les voitures privées de plusieurs personnes ont ainsi été méticuleusement fouillées.» Mais comment le voleur a-t-il pu s'introduire dans la caserne? «L'entrée principale n'est protégée que par un digicode. Il est relativement facile à retenir. Surtout, il n'a pas été changé depuis des années», prétend notre témoin.

«Il y a bien suspicion de vol d'arme. L'enquête de la police militaire, confiée à une juge d'instruction, devra établir les circonstances exactes de cette disparition», s'est borné à confirmer, avec prudence, un porte-parole de l'armée. De son côté, la juge Silvia Schenker, porte parole de la justice militaire, confirme que des vérifications ont été menées. Selon elle, il faut toutefois d'abord retrouver l'arme pour confirmer qu'elle a été volée avec sa culasse. Et qu'elle est donc opérationnelle.

Vols d'armes: précédents

A des degrés divers, le vol d’armes militaires n’est pas une exception. Ainsi, douze fusils d’assaut destinés aux tirs sportifs avaient été volés au mois de juillet 2008 à La Rippe (VD). Sans leurs culasses, enfermées dans un coffre-fort, ces fusils étaient inutilisables. Au mois de septembre 2006, c’étaient 82 fusils d’assaut, trois pistolets, plus de 200 cartouches et des viseurs de nuit qui avaient été volés dans un cantonnement militaire à Marly (FR).

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