Fusillade en pleine rue à Genève
Actualisé

Fusillade en pleine rue à Genève

Un accusé de 72 ans, dont le procès pour délit manqué de meurtre s'était ouvert mercredi devant la Cour d'assises de Genève, s'est fait tirer dessus en pleine rue vendredi.

L'homme a été blessé au cou et serait dans un état critique.

L'homme se rendait au Palais de justice lorsqu'il s'est fait tirer dessus, a déclaré son avocat Vincent Spira. L'arme a été trouvée à proximité de l'arrêt de bus du quartier de Champel où le drame s'est produit, a de son côté fait savoir Patrick Pulh, le porte-parole de la police genevoise.

Le vieil homme était jugé pour avoir tiré en août 2004 sur sa fille de 41 ans. Cette dernière, touchée à la moelle épinière, est aujourd'hui paralysée des deux jambes. Un différend financier serait à l'origine de la tragédie. Le procès, qui s'était ouvert mercredi, a été suspendu sine die.

Gendre et petit-fils entendus

Selon Vincent Spira, le gendre du vieil homme ainsi que le petit- fils, qui avait assisté à la fusillade d'août 2004 dans la maison familiale, ont été entendus vendredi matin par la police. «Nous n'avons pour le moment procédé à aucune interpellation», a toutefois précisé en fin de matinée M. Pulh.

Le premier jour du procès, le gendre s'était montré particulièrement vindicatif à l'égard de l'accusé. Lors de l'interrogatoire de sa femme, il avait craqué, s'était levé et avait invectivé son beau-père, le traitant notamment de diable. Les policiers avaient dû le sortir de la salle par la force.

Le vieil homme est un bijoutier d'origine arménienne. Selon l'acte d'accusation, la famille se disputait fréquemment pour des questions d'argent. «Mon client est actuellement au bloc opératoire», a déclaré M. Spira vendredi matin, encore bouleversé par cette tragédie unique dans les annales judicaires genevoises.

(ats)

Ton opinion