France: Fusillade mortelle: les recherches continuent
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FranceFusillade mortelle: les recherches continuent

Refoulé par le videur d'une discothèque lilloise, un homme est revenu sur les lieux et y a abattu deux personnes. Il est actuellement recherché par la police.

Les clients de la discothèque ont immédiatement été évacués.

Les clients de la discothèque ont immédiatement été évacués.

Un homme furieux d'avoir été éconduit d'une discothèque de Lille (nord de la France) est revenu dans la nuit de samedi à dimanche devant l'établissement tirer à l'arme de guerre, faisant deux morts et six blessés, avant de s'enfuir avec l'aide d'un complice.

Recherches en cours

Les deux hommes étaient activement recherchés dimanche. Identifié par des témoins, le suspect principal est âgé d'une trentaine d'années et était déjà connu des services de police. Il s'est enfui à bord d'un véhicule conduit par un comparse.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect aurait ouvert le feu vers 03H00 du matin avec une arme de guerre «de type kalachnikov», depuis l'extérieur de la discothèque «Theatro», après en avoir été éconduit une première fois par le videur.

Les deux personnes décédées sont une employée de 26 ans qui tenait le vestiaire, situé à l'entrée de la boîte de nuit, et un client, âgé de 27 ans, qui s'apprêtait à quitter l'établissement.

Le nombre de blessés en augmentation

Six autres personnes, dont le physionomiste de l'établissement et des clients, ont été blessées par balles au tibia, au pied, au mollet et au dos.

Leurs jours ne sont plus en danger, même si plusieurs d'entre eux sont toujours en salle d'opération dans un hôpital lillois, a fait savoir une source proche de l'enquête. Six autres personnes ont également été admises pour «traumatisme psychologique».

De nombreuses douilles étaient visibles jusqu'au milieu de la rue, et la façade de l'établissement portait de nombreux impacts de balles.

Une boîte calme

Située en plein centre de Lille, à une centaine de mètres de la place de la République et de la préfecture, cette discothèque, dont l'accès est gratuit, est réputée calme et spécialisée dans le RnB.

Son accès avait été barré à l'aube par des cordons de police. Peu après les faits, quelques clients de la boîte de nuit, refoulés derrière un cordon de sécurité et recouverts pour certains d'une couverture de survie, étaient encore sous le choc.

Témoignages

«On était sur la piste de danse quand on a entendu une détonation. Il y a eu un gros mouvement de foule. Tout le monde s'est précipité vers le côté de la grande salle», avant d'être d'évacués plus tard, a raconté à l'AFP Jérémy, 26 ans, qui faisait la fête avec «environ 200 ou 300» clients de l'établissement.

«J'ai d'abord cru que c'était un pétard. Je suis allé à l'entrée voir ce qui se passait et j'ai vu une personne étendue par terre baignant dans une mare de sang», a-t-il poursuivi.

«Il a juste tué comme ça, gratuitement. Là, on a imaginé la tuerie de Columbine», a déclaré Eileen, 28 ans.

Au moment des tirs, «on ne réalise pas vraiment. On cherche nos amis, on se demande ce qui s'est passé, on voit les pompiers partout. C'était la panique. Les gens criaient, des filles s'évanouissaient. C'était juste horrible», a-t-elle ajouté.

«On est dégoûtés, c'est pas le Bronx ici», a lâché Mohamed, un habitué de cette discothèque «généralement calme».

Selon lui, le suspect est «un malade, un client qui est revenu avec une arme de guerre» parce qu'il n'a «pas supporté de s'être fait refouler par le videur», avec qui il s'était «brouillé». (ats)

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