Etats-Unis - Fusillades et vaccin: un ex-policier en roue libre sur Fox News
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Etats-UnisFusillades et vaccin: un ex-policier en roue libre sur Fox News

Un ancien inspecteur estime que plus la vaccination anti-Covid avancera, plus il y aura de fusillades. La raison? Pendant la pandémie, les tireurs avaient peur de contracter la maladie et restaient chez eux.

Une nouvelle fusillade est survenue mercredi aux Etats-Unis. À San José (Californie), un employé d’une entreprise de transports publics a tué au moins huit personnes avant de se suicider. La chaîne conservatrice Fox News a bousculé ses programmes pour couvrir en direct les événements. Une journaliste a fait intervenir à l’antenne Pat Brosnan, ancien policier de New York à qui la chaîne fait régulièrement appel.

Dans un premier temps, le retraité a fait un lien étrange entre la fusillade de San José et la perte de respect pour les forces de l’ordre. La raison? Les faits se sont déroulés près d’un poste de police. «Les règles ont changé. Les crimes ne sont plus illégaux. De nombreuses lois ne sont plus appliquées. Et ces tireurs prennent de plus en plus de pouvoir», a-t-il commencé par expliquer.

Des dizaines de véhicules

Ensuite, Pat Brosnan est parti en roue libre, reliant l’augmentation des fusillades aux Etats-Unis à la vaccination contre le coronavirus, écrit «The Daily Beast». «Ma prédiction c’est qu'une fois que le Covid-19 commencera à faiblir, ces tireurs lâches sortiront exactement au même rythme que le nombre de vaccinations. Vous pouvez être sûr qu'ils ont probablement été vaccinés. Ils avaient juste peur de sortir», a estimé l’ancien policier.

Brosnan n’a cependant pas expliqué pourquoi l’auteur d’une fusillade aurait peur de contracter le Covid-19 mais pas d’être abattu lors de son passage à l’acte.

Mercredi à San José, la police avait accouru sur les lieux après avoir été alertée par une série d’appels téléphoniques, mais n’a pas échangé de coups de feu avec Samuel Cassidy, 57 ans, selon Russel Davis, de la police du comté de Santa Clara. Devant le centre de maintenance, se trouvaient des dizaines de véhicules de police et des secours, ainsi que des agents du FBI. A proximité, des proches des employés attendaient, angoissés, d’avoir des nouvelles.

En colère contre ses collègues et patrons

«C’est un moment très sombre pour notre ville et notre communauté», a déclaré le maire de San José, Sam Liccardo. Des responsables locaux ont indiqué que la fusillade s’était produite pendant une réunion des employés qui réunissait quelque 80 personnes. «Nos pensées et notre amour vont à la famille VTA, à l’organisation et à ce qu’elles ont dû traverser», a déclaré de son côté, très ému, Glenn Hendricks, président du conseil d’administration de la compagnie.

«C’est une horrible tragédie qui s’est produite», a-t-il lancé. La police de San José enquêtait également sur un incendie dans une maison qui serait lié à la fusillade. Selon des médias américains, le feu a pris au domicile du suspect peu de temps avant l’attaque.

L’ex-épouse du tireur, Cecilia Nelms, a déclaré au Bay Area News Group que Cassidy avait «souvent évoqué avec colère ses collègues et patrons, et parfois dirigé sa colère» contre elle. Une ex-petite amie du tireur a pour sa part affirmé qu’il l’avait à plusieurs reprises violée et avait abusé d’elle, souvent lors de violentes «sautes d’humeur», selon les archives judiciaires citées par le «San Francisco Chronicle».

Depuis le début de l’année 2021, les armes à feu ont fait plus de 17’000 morts aux Etats-Unis, suicides inclus, et 232 fusillades ayant provoqué plusieurs victimes ont été recensées, selon le site Gun Violence Archive.

(joc/afp)

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