Actualisé 01.04.2020 à 05:51

Football

Fusion austro-suisse pour «l'après Covid-19»

La Suisse et l'Autriche vont fusionner leur championnat pour pallier les clubs en faillite.

de
Sport-Center
Le nouveau et très contesté logo du championnat.

Le nouveau et très contesté logo du championnat.

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Selon nos informations, le «Alpen-Liga» est une affaire paquetée. L'Association suisse de football (ASF) et l'Österreichischer Fussball-Bund (ÖFB) ont signé un pacte – par fax! – qui scelle leur union pour cinq ans au moins. L'affaire était déjà emmanchée depuis des mois, à l'image de la BeNeLeague néerlandaise et belge. La pandémie du coronavirus n'aura fait qu'accélérer l'affaire.

Dès que les deux pays auront pu enfin terminer leur championnat respectif, Autrichiens et Suisses regrouperont vingt équipes pour créer un «super-championnat». Les huit premiers des deux divisions, ainsi que quatre formations «invitées» sur dossier formeront l'élite d'un des premiers championnats internationaux de la planète football. Et ce, pour autant que toutes les équipes survivent financièrement à l'exercice en cours

Selon les projections de l'ASF et de l'ÖFB, la prochaine première division austro-suisse réunira ainsi les vingt formations suivantes. Côté autrichien, qualifiées au classement à l'heure actuelle: Lask, Red Bull Salzbourg, Rapid Vienne, Wolfsberger AC, Sturm Graz, Australia Vienne, Admira Wacket et WSG Tirol, compte-tenus des faillites probables du TSV Hartberg et du Rheindorf Altach. Repêchés sur dossier: Ried et Wacker Innsbruck. En Suisse, les «survivants» seraient: St-Gall, YB, Bâle, Servette, Zurich, Lucerne, Lugano, Sion. La Ligue s'attend à de gros problèmes financiers à Neuchâtel et Thoune et s'apprête à proposer les additions du Lausanne-Sport et GC à cette nouvelle élite.

Cette nouvelle formule a de quoi mettre particulièrement en joie un sponsor en particulier: la banque Raiffeisen. Déjà partenaire titre du championnat de Suisse, elle a décidé d'investir massivement sur cette nouvelle compétition, car l'Autriche est également un de ses gros marchés. Les diffuseurs – Teleclub et la SSR en Suisse, Sky et DAZN en Autriche – ont également accepté de partager les droits. Ils y étaient respectivement de quelque 35 millions et 20 millions, mais les TV du voisin de l'Est étaient en pleine renégociation. Les chiffres devraient exploser.

Autre avantage de cette fusion ultra-rapide: la Suisse n'aura pas à se torturer davantage les méninges pour une nouvelle formule qui ne parvenait pas à faire l'unanimité. L'Autriche, elle, pourra de débarrasser d'un format qui n'avait pas fait ses preuves. Cette saison, en Bundesliga, il y avait en effet 12 équipes qui se rencontraient en matchs aller et retour. Après cette première phase, les six premiers jouaient un mini championnat en emportant la moitié des points et déterminaient le champion et les places pour les compétitions européennes. Les six derniers jouaient dans un autre mini championnat pour la relégation. Le premier de ce championnat de relégation conservait une chance de se qualifier en Europa League via des play-off

Cette formule alambiquée sera ainsi remplacée par une compétition à vingt équipes et donc 38 parties. Elle a d'ores et déjà été approuvée par l'UEFA et l'Association européenne a aussi accepté de fusionner les coefficients UEFA des deux divisions (25,600 pour la Suisse, 32,925 pour l'Autriche). Ceci permettra à cette nouvelle «Alpen-Liga» de dépasser la France (58,525 contre 56,915) et d'offrir aux FC Bâle, Red Bull Salzbourg ,Young Boys, LASK et compagnie deux places directement en phase de poules de Champions League et une autre au 3e tour qualificatif. Tout le monde est donc gagnant. Reste à savoir quand ce nouveau barnum pourra effectivement débuter.

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