Actualisé 12.02.2013 à 12:31

Sécurité des JOG4S n'a pas assuré et ça lui coûte très cher

Le fiasco des JO de Londres a coûté 70 millions de livres (81 millions d'euros), soit 20 millions de plus que prévu, à G4S, qui avait été incapable de fournir le personnel prévu pour en assurer la sécurité.

Le groupe, dont les résultats ont été plombés par la provision passée pour faire face aux pénalités, avait annoncé la suppression de 1 100 emplois.

Le groupe, dont les résultats ont été plombés par la provision passée pour faire face aux pénalités, avait annoncé la suppression de 1 100 emplois.

Cette annonce fait suite à des mois de négociations avec les organisateurs des Jeux sur les compensations réclamées à la firme. Celle-ci avait averti peu avant le début des JO qu'elle n'était pas en mesure de fournir la totalité des 10 400 gardes privés prévus dans son contrat de 284 millions de livres. Cette défaillance avait obligé les autorités à mobiliser en urgence des soldats supplémentaires pour assurer la sécurité. L'État était venu une première fois à la rescousse mi-juillet en mobilisant en catastrophe 3 500 soldats de plus et en avait encore déployé 1 200 autres en urgence quelques jours avant la cérémonie d'ouverture des Jeux, fin juillet.

G4S, qui est cotée à Londres, avait promis de prendre en charge le surcoût lié au déploiement de ces troupes. «Le gouvernement britannique est un client important pour le groupe et nous pensons qu'il est dans notre intérêt de clore ce dossier de manière équitable et professionnelle sans recourir à une longue procédure judiciaire», a souligné ce mardi le directeur général de G4S, Nick Buckles.

Le groupe, qui se présente comme le numéro un mondial de la sécurité et emploie 657 000 personnes, avait annoncé en août avoir provisionné 50 millions de livres (environ 58 millions d'euros) pour faire face aux pénalités. Il avait par ailleurs décidé de verser 2,5 millions de livres aux forces armées pour tenter de faire oublier ce fiasco. Cette affaire, dans laquelle G4S avait reconnu sa responsabilité, avait coûté leur poste à deux de ses dirigeants. Le groupe, dont les résultats ont été plombés par la provision passée pour faire face aux pénalités, avait en outre annoncé la suppression de 1100 emplois. (afp)

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