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Galériens du logement, ils se révoltent par la fête

PARIS - Le collectif «Jeudi-Noir» proteste contre des loyers jugés abusifs en débarquant avec musique et confettis lors de visites d'appartements.

Samedi passé, armés de bouteilles de mousseux et de cotillons, une quinzaine de jeunes envahissent un studio du IIIe arrondissement. A l'entrée, un panneau a été posé: «Ici studio «coquet», 15 m2, 660 euros.»

Des confettis pleins les cheveux, ils trinquent «à la bulle immobilière qui va éclater», dansent entassés les uns sur les autres et déclament, très comédiens: «Comme c'est spacieux! Et lumineux! Et hyperabordable!» rapporte Libération. Le propriétaire du «studio coquet» à plus de 1000 fr. de loyer mensuel tente de se justifier: «Oui, c'est cher, 660 euros pour 15 m2. Mais ce sont les prix du marché!»

Toujours équipés de leurs accessoires festifs, les «galériens du logement», comme ils se définissent, se dirigent vers leur deuxième cible: une chambrette de 10 m2, pour 520 euros (830 fr.), dans le XIe. Les toilettes sont sur le palier. La place manque pour les teufeurs de l'immobilier. D'après le propriétaire: «C'est un peu cher si on est seul, mais à deux ça ne fait que 260 euros par mois...»

(gco)

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