Actualisé 23.10.2012 à 06:21

Japon et Corée

«Gangnam Style», motif de tension entre les pays

Le Japon reste relativement insensible au tube coréen «Gangnam Style», accusant même le pays de faire du clic grâce à des programmes informatiques.

Le très sérieux institut de promotion de la culture pop sud-coréenne a vertement critiqué le Japon, resté insensible à la vague «Gangnam Style», ce tube planétaire d'un chanteur coréen, et s'est abondamment moqué des goûts des Japonais en matière de clip vidéo.

Très rythmé, le tube décalé et humoristique «Gangnam Style» du chanteur Psy a enflammé les charts mondiaux, arrivant numéro un en Grande-Bretagne et numéro deux aux Etats-Unis.

Mais au Japon, il atteint péniblement la 30e place dans le chart iTunes. Pire, plusieurs blogs musicaux ont insinué que le nombre phénoménal de «vues» de la vidéo sur l'internet (530 millions) serait obtenu grâce à des programmes informatiques de vision automatique.

Japon et Corée dos à dos

L'Institut de recherche sur la vague pop coréenne, une agence établie en 2010 pour promouvoir la culture pop du pays dans le monde, est passé lundi à la contre-attaque.

Dénonçant «les théories de la conspiration» sur une manipulation des vues sur l'internet, le président de l'institut Han Koo-Hyun a estimé que les soupçons des Japonais «s'apparentaient à la mise en doute des résultats d'un record mondial lors d'un marathon olympique».

Il s'agit ni plus ni moins, selon Han Koo-Hyun, d'«une jalousie digne d'une cour d'école».

Et il commente sans ménagement le contenu de la seule vidéo japonaise du chart de la plateforme YouTube, actuellement à la 29e place (237 millions de vues): une jeune Japonaise qui verse des bonbons à la menthe dans une bouteille de soda, provoquant un débordement du liquide.

«Le contenu le plus grotesque et le plus ridicule» de l'ensemble du chart, grince M. Han dans un communiqué de presse, qualifiant ce clip d'«exemple typique des préférences des Japonais en matière de vidéo».

Le Japon et la Corée du Sud entretiennent des relations parfois difficiles, en raison de l'Histoire (occupation japonaise de la péninsule coréenne de 1910 à 1945) et de différends territoriaux sur des îles de mer du Japon. (afp)

Un bidonville

A quelques encablures de Gangnam, le quartier chic de Séoul devenu célèbre grâce au tube planétaire du chanteur Psy, quelque 2000 habitants, souvent très âgés, vivent dans des taudis: un symbole de la marginalisation des plus faibles en Corée du Sud, quatrième économie d'Asie.

Seule une route à six voies sépare Guryong du quartier chic de Gangnam, rendez-vous des branchés et des mondains de Séoul. Le nom de ce quartier est maintenant connu dans le monde entier grâce au tube «Gangnam Style» du chanteur pop sud-coréen Psy, dont la vidéo a été visionnée près de 525 millions de fois sur l'internet. /afp

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