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Colombie Garzón conserve son mandat de conseiller

Le juge espagnol va conserver son mandat de conseiller pour les droits de l'homme en Colombie. Cela, malgré son interdiction d'exercer pendant onze ans en Espagne pour une affaires d'écoutes illégales

«M. Garzón poursuivra ces taches jusqu'au bout», a indiqué la présidence colombienne dans un communiqué, soulignant que le magistrat jouait une «fonction importante de soutien au gouvernement».

M. Garzón, mondialement célèbre pour avoir traqué l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet et d'anciens tortionnaires sud-américains, a été nommé en mai 2011 pour un an à Bogota auprès de la mission locale de l'Organisation des Etats Américains (OEA).

Consultant dans le cadre de la mission de paix de l'OEA en Colombie, il est notamment chargé de surveiller le processus de démobilisation des milices paramilitaires d'extrême droite, accusées du massacre de dizaines de milliers de civils au plus fort de la lutte contre les guérillas dans les années 90

Défendu par Juan Manuel Santos

Le président colombien Juan Manuel Santos a défendu à plusieurs reprise M. Garzón, auquel il avait déjà proposé un rôle de consultant auprès du gouvernement alors que le magistrat était poursuivi en Espagne pour avoir voulu enquêter sur les crimes amnistiés du franquisme.

Le chef de l'Etat a de nouveau exprimé ses «remerciements» et sa «confiance» à l'égard du magistrat qui a assisté lundi à Bogota à une réunion de la mission de l'OEA. Il a également réaffirmé que le gouvernement étudiait la possibilité d'»autres collaborations de travail» avec ce dernier.

(ats)

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