«Gaston Lagaffe»: Gaston a meilleure allure sur une planche de BD
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«Gaston Lagaffe»Gaston a meilleure allure sur une planche de BD

Le gaffeur de Franquin débarque au cinéma dans «Gaston Lagaffe». Plutôt pour le pire que pour le meilleur.

par
Marine Guillain

Patron de la start-up Aupeticoin, Prunelle (Pierre-François Martin-Laval) se réjouit de retrouver le calme de son bureau après ses vacances. Raté! Pendant son absence, un nouveau stagiaire du nom de Gaston (Théo Fernandez) est arrivé... Le gosse enchaîne les inventions délirantes et les maladresses plus ou moins graves entre deux siestes. Le problème, c'est qu'à la suite d'un quiproquo, Prunelle croit que Gaston est le fils du big boss venu inspecter l'entreprise ­incognito... et il n'ose pas le ­virer.

Pari risqué pour Martin-­Laval que d'adapter ce monument de la bande dessinée. La bonne idée était de transposer les années 1960 à l'époque actuelle tout en restant fidèle à l'esprit de Franquin. Et c'est à peu près la seule (de bonne idée, donc). Les gags qui fonctionnent très bien sur une planche de BD se transforment en scènes grotesques sur grand écran. D'une mollesse exaspérante, le pauvre Théo Fernandez ne rend son personnage ni crédible ni attachant (l'interprète de Donald dans «Les Tuches» a été recruté parce qu'il faisait la sieste dans la salle d'attente d'un casting!).

«Rendre utile l'inutile», c'est la devise d'Aupeticoin. A les voir se démener dans tous les sens, on imagine que les comédiens se sont bien marrés sur le tournage. Pas nous, en les regardant échouer à rendre utile ce film inutile.

«Gaston Lagaffe»

De et avec Pierre-François Martin-Laval. Avec Théo Fernandez, Alison Wheeler. Sortie mercredi 4 avril 2018. *

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