Inde: Gay forcé à coucher avec sa mère pour «guérir»
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IndeGay forcé à coucher avec sa mère pour «guérir»

Un adolescent homosexuel a été obligé de faire l'amour avec sa génitrice dans le but de le guérir de ses préférences sexuelles, dans un Etat du sud de l'Inde. Une pratique visiblement courante.

par
cga

Les associations de défense des droits des homosexuels opérant dans le Telangana (sud de l'Inde) ont lancé une mise en garde contre des violences à l'endroit de jeunes enfants. A plusieurs reprises, les ONG ont dû intervenir pour venir en aide à des adolescents. En effet, certains parents, désespérés de voir leur progéniture avoir des relations homosexuelles, organisent des «viols correctifs», par des membres de la famille. Le but? «Guérir» les jeunes adolescents.

Si la plupart du temps, les viols sont le fait de cousins, certains exemples font état d'agressions sexuelles par les parents eux-mêmes. Ainsi un adolescent soupçonné d'être gay a été forcé de coucher avec sa propre mère, explique «Times of India».

Honte et silence des victimes

L'association dit avoir recensé au moins 15 «viols correctifs» durant les cinq dernières années. Tout porte à croire que le nombre est bien plus élevé, mais que les victimes, traumatisées, préfèrent garder le silence à cause de la honte associée aux agressions sexuelles et à l'homosexualité dans un pays très conservateur. «Nous sommes sûrs qu'il y a beaucoup plus de cas, mais ils ne sont pas signalés, ajoute le porte-parole de l'ONG Vyjayanti Mogli. «Nous sommes tombés sur ces cas non pas parce que le viol a été signalé, mais parce que les victimes ont demandé de l'aide pour fuir leur maison.»

Le porte-parole de l'association a aussi décrit des cas de jeunes filles tout juste nées et déjà promises à un cousin pour un futur mariage. Si ces filles, durant leur adolescence, découvrent leur homosexualité, les membres les plus âgés de la famille sont chargés de les «soigner». En 2013, La Cour suprême du pays a rétabli une loi coloniale interdisant les relations homosexuelles, désormais passibles de 10 ans de prison.

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