Actualisé 11.04.2011 à 17:52

Côte d'IvoireGbagbo arrêté: «Un signal fort aux dictateurs»

Pour Hillary Clinton, l'arrestation du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo montre à tous les dictateurs qu'ils ne peuvent pas «mépriser» en toute impunité la voix de leurs peuples.

L'arrestation lundi de Laurent Gbagbo «envoie un signal fort aux dictateurs» de la région et au-delà qu'ils ne «devraient pas mépriser» la voix de leurs peuples qui réclament des élections libres et justes, déclaré lundi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Au pouvoir depuis 2000, Laurent Gbagbo a été arrêté à l'issue de violents combats par les troupes loyales à Alassane Ouattara, dont la victoire au second tour de l'élection présidentielle de novembre dernier a été reconnue par la quasi-totalité de la communauté internationale.

Gbagbo «doit être traité avec respect»

Laurent Gbagbo «doit être traité avec respect», a déclaré lundi à Londres le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.

M. Gbagbo a «agi contre tous les principes démocratiques», a déclaré M. Hague au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue italien Franco Frattini, en visite à Londres.

«Pour autant, il doit être traité avec respect et tout processus judiciaire qui s'ensuivra doit être équitable et organisé selon les règles», a-t-il ajouté.

M. Hague a précisé qu'il venait à peine de prendre connaissance de l'arrestation de M. Gbagbo à Abidjan. Il a appelé à «une réconciliation» en Côte d'Ivoire.

Il a aussi rappelé que la Grande-Bretagne avait «depuis longtemps reconnu» son successeur Alassane Ouattara «comme le président de droit de la Côte d'Ivoire».

(afp)

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