Super League: Gelson: «Jamais dans un autre club en Suisse»

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Super LeagueGelson: «Jamais dans un autre club en Suisse»

Le milieu de terrain international du FC Sion a donné sa première conférence de presse vendredi. Entre souvenirs et objectifs futurs, le Valaisan s'est livré à cœur ouvert.

par
Oliver Dufour
Gelson Fernandes: c'est encore à la maison qu'on est le mieux.

Gelson Fernandes: c'est encore à la maison qu'on est le mieux.

Gelson Fernandes, Comment se passe votre retour aux sources, après avoir bourlingué dans toute l'Europe?

Je suis satisfait. Je constate que le club est beaucoup mieux structuré que la dernière fois que j'y étais. J'avais toujours rêvé de jouer dans de grands championnats. Je l'ai fait. Il était temps de rentrer.

Quelles raisons vous ont poussé à revenir à Sion?

C'est le cœur qui a parlé. Je n'ai jamais vraiment coupé le cordon. J'ai toujours su que je reviendrais, même si j'ai eu peur que ça se fasse trop tard, que je ne sois plus assez en forme. Prenez Marco Streller: il est revenu à Bâle assez tôt pour leur donner le titre. Je suis aussi rentré pour ma famille. Elle a déjà fait beaucoup de sacrifices pour moi. Et ma fille commence bientôt l'école.

D'autres équipes ont-elles manifesté de l'intérêt pour vos services?

Oui, j'ai été approché par des clubs italiens, mais j'ai refusé leurs offres. En Suisse? S'il y a de l'intérêt, je n'y ai même pas prêté attention. Jamais je ne jouerais pour un autre club que Sion en Suisse. J'ai grandi avec lui, à 300m du stade de Tourbillon. Je ne trouverai pas ça ailleurs. Si on veut de moi, je resterai ici longtemps, pour aider à faire grandir encore le club.

Vous avez connu pas mal de clubs. Quel est votre meilleur souvenir?

J'ai pris du plaisir partout, mais sans doute que le meilleur reste les 15 ans que j'ai passés ici, à Sion.

Et le plus difficile?

Il n'y en a pas vraiment. Si je regarde Manchester City, j'étais en concurrence avec le gratin du football mondial. Je vois mal comment j'aurais pu y rester alors que je voulais jouer. D'autres seraient peut-être restés sur le banc, mais ce n'est pas dans ma nature.

Même si ça doit bien réduire votre salaire?

Oh, je gagne bien ma vie. Je n'oublie pas que nous sommes des privilégiés dans le monde actuel. Il faut garder les pieds sur terre. J'ai juste besoin de jouer tout le temps, donc je fais les efforts nécessaires. Je ne pourrais pas rester deux ans dans un club et jouer seulement dix matches par saison. Mais j'aime bien être reconnu pour ces efforts.

A Sion, vous allez retrouver votre numéro 26...

Oui, c'est un retour en arrière. Comme ça, je ne remplace personne. Je reprends juste mon bien.

Vous allez côtoyer en Gennaro Gattuso un ancien champion du monde. Quelle impression cela vous fait-il?

Je l'ai affronté en Italie. Je vous laisse imaginer ce que ça peut donner. On s'est déjà gratté les chevilles! C'est bien de l'avoir avec soi, plutôt que contre. Sinon ça fait mal aux chevilles (rires)...

On dit que vous avez suivi des entraînements spéciaux avec lui.

Non, on a juste profité de travailler avec le préparateur physique, qui était à disposition de toute l'équipe en cas de besoin.

Votre coach, Victor Muñoz, a décidé de vous amener en Espagne au lieu de la montagne pour la préparation. Votre avis?

C'est sa décision et on la respecte. On va aller jouer au pays du toque (ndlr: style de football axé sur une succession de passes courtes et rapides). De plus, je suis déjà allé faire de la raquette la semaine dernière (rires)!

Votre dernière préparation hivernale...

Elle remonte à 2006! Dans les autres championnats, on ne s'arrête pas de jouer. C'était d'ailleurs ma plus grande crainte. Je ne savais pas ce que ça donnerait. Donc je ne me suis pas arrêté.

Qui sera votre plus grand concurrent dans la deuxième moitié du championnat ?

C'est nous-mêmes. Pour avoir du succès, il faut un état d'esprit irréprochable. Mais je sens que le groupe est soudé. Notre objectif est de gagner tous nos matches.

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