Actualisé 21.07.2016 à 08:02

Technologie

«Genève a quasi un siècle de retard sur Lausanne»

La ville du bout du lac n'a pas d'app dédiée pour smartphone. Des élus veulent s'inspirer de ce qui se fait dans la capitale vaudoise.

de
Thomas Piffaretti
Une application comme celle de Lausanne coûte environ 75'000 francs.

Une application comme celle de Lausanne coûte environ 75'000 francs.

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Alors que Lausanne inaugurera bientôt la sixième mouture de son application mobile, lancée en 2009 et qui recense des milliers d'informations pratiques, Genève en est toujours à sa version zéro. «Les nouvelles technologies offrent des opportunités géniales, à condition qu'on s'y intéresse», lance Marie Barbey. L'élue PDC au Conseil municipal de la Cité de Calvin déplore l'immobilisme des autorités en la matière.

«A Lausanne, en vingt secondes, on peut avoir accès à l'agenda culturel, au calendrier de ramassage des déchets ou aux activités réservées aux familles. Ici, c'est plus compliqué. On a un siècle de retard», souffle la jeune maman. Soutenue par son groupe au Conseil municipal, elle a déposé une motion demandant à l'Exécutif d'agir. D'autant qu'avec 35'000 téléchargements et 25'000 comptes actifs, le logiciel lausannois semble avoir répondu à une réelle demande.

Marie Barbey souhaite également développer les services d'inscription en ligne, notamment en matière de sport. «Aujourd'hui il faut téléphoner pour réserver un court de tennis ou de badminton. Un guichet web permettrait d'être plus efficace, estime-t-elle. Sans en faire une usine à gaz, il semble facile de simplifier la vie des gens.» Une application aussi également de réaliser des économies de papier, en évitant l'impression de multiples brochures.

La Ville planche sur un nouveau site

La Ville de Genève dit «privilégier la complémentarité des supports». Soit son site web, compatible avec les mobiles et visité quotidiennement par 12'000 personnes, ainsi que sa page Facebook, qui compte 37'000 fans. Elle note que les applications les plus populaires répondent à des besoins très spécifiques, comme celle des Transports publics genevois.

Toutefois, rien n'est figé. L'an prochain, la page internet de la ville sera entièrement repensée. «De nouvelles prestations en ligne vont également être développées, à l'image de celle pour la demande de débarras en ligne. Les réservations en ligne dans le domaine sportif sont également à l'étude.» Enfin, la future plateforme rendra plus facile le développement d'une applica­tion si les autorités venaient à le souhaiter.

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