Actualisé 19.02.2012 à 08:15

LNAGenève arrache un succès peut-être décisif

En s'imposant dans la capitale (2-3), les Aigles ont récupéré la 8e place. Leur esprit de corps a eu raison de la déferlante des Ours.

de
Maxime Meyer, Berne
Malgré leur domination, Dumont et Berne (à droite) ont dû s'incliner contre le Genève-Servette de Flurin Randegger.

Malgré leur domination, Dumont et Berne (à droite) ont dû s'incliner contre le Genève-Servette de Flurin Randegger.

A leur rentrée aux vestiaires, les joueurs de Chris McSorley se congratulent et certains extériorisent leur soulagement avant même d'avoir franchi la porte. Il faut dire que cette 48e journée de championnat leur a permis de reprendre les rênes de leur propre destin. Bienne s'étant incliné devant Langnau, les Genevois ont réussi à ravir aux Seelandais, distancés de 2 unités, le dernier rang qualificatif pour les play-off. Pour le moment du moins.

Tout n'a pas été simple pour les visiteurs à Berne, c'est le moins que l'on puisse écrire. Mis sous pression d'entrée par les Ours, ils ont rapidement cédé sur un tir précis de Vermin (2e). L'orage bernois a duré 10 bonnes minutes et Genève-Servette s'en est bien sorti en n'étant mené que d'un but. «Berne a connu sa meilleure période à ce moment-là», a soufflé Chris McSorley après la rencontre.

C'est Friedli, plein d'opportunisme sur le coup et très remuant hier soir, qui a rétabli la parité (11e). En début de 2e période, la partie a connu un tournant qui s'est avéré définitif. Pothier à la 21e et Simek 2 minutes plus tard n'ont laissé aucune chance à Bührer.

Berne a certes réagi par Dumont (33e) et a ensuite poussé tant et plus pour égaliser. Mais Tobias Stephan, aidé par la chance qui sourit aux grands gardiens, a fait des miracles. Son défenseur Kevin Hecquefeuille, qui n'avait plus été aligné depuis le 18 novembre dernier, s'est montré lucide à l'heure de l'analyse. «Ils nous ont mis énormément de pression, mais on a été solidaires. Et on a eu un peu de chance aussi.»

Les scènes indescriptibles devant le portier servettien se sont multipliées, mais celui-ci a tenu bon. Souvent capable de se sublimer encore un peu plus en fin de saison, il est l'atout numéro 1 des Aigles. N'a-t-il pas dû parer à 51 tirs alors que son vis-à-vis n'a été sollicité qu'à 19 reprises? Devant un gardien en état de grâce, c'est avec une volonté inébranlable que les joueurs des Vernets ont pu repartir de la capitale avec le salaire maximal.

Désormais maître de son destin, Genève-Servette a encore deux marches à franchir avant de pouvoir vraiment jubiler. Ce n'est pas le boss des Vernets qui dira le contraire. «Ce soir, nous avons eu la chance qui nous a manqué en début de saison. La fin est encore très très loin, le champagne n'est pas du tout d'actualité.» Pour pouvoir trinquer aux séries finales, Genève-Servette ne devra effectivement pas se rater contre Kloten et Zurich.

Christopher Rivera, attaquant de Genève-Servette:

C’était un gros match, difficile à gérer. On savait ce qu'on avait à faire en venant ici: prendre les trois points. C’était crispant, déjà un vrai match de play-off. Notre gardien a fait la différence ce soir. On sera plus serein durant la semaine qui vient. J’ai rarement vu une fin de saison pareille. En voyant le résultat de Bienne à Fribourg (les Seelandais se sont imposés 3-5 vendredi/ndlr), c’est clair qu’on s’est posé des questions. Mais on n’en pas parlé ce matin (hier/ndlr), on a laissé couler. Cela fait déjà plusieurs rencontres que l’on est en mode play-off.

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