Actualisé 25.01.2013 à 23:22

MobilitéGenève attendra pour avoir des vélib'

La majorité de droite du Grand Conseil a renvoyé vendredi soir en commission des finances le projet de loi qui concrétisait ce projet.

Le projet prévoit la mise en circulation de 1500 vélos et la construction progressive de 150 stations à bornes. Pour l'Etat, la facture annuelle s'élèverait à 700'000 francs, soit le coût du fonctionnement. Les investissements sont à la charge des communes.

Le dossier n'est absolument pas abouti, a relevé le député libéral Edouard Cuendet en tant que rapporteur de majorité. Il est criblé de lacunes au niveau de la procédure de soumission et l'analyse concernant les aspects financiers n'a pas été menée de manière sérieuse, a-t-il poursuivi.

Velospot

Il reprenait les conclusions du député Pierre Weiss qui était absent en raison d'une hospitalisation. M. Cuendet a demandé le renvoi en commission dès le début du débat afin d'étudier en profondeur un autre système en place notamment à Bienne.

La cité seelandaise a opté pour le velospot qui fonctionne sans bornes électroniques. Cette solution serait moins onéreuse, selon les libéraux. Le reste de la droite a fait bloc derrière les libéraux et le projet de loi a été renvoyé en commission des finances par 55 voix contre 32 et 2 abstentions.

Un hold-up

Les socialistes ont reproché au PLR de faire un hold-up sur ce projet de loi coupant court au débat. Le député Roger Deneys a accusé la droite de trouver tous les prétextes possibles pour empêcher de concrétiser ce système de vélo en libre service.

Un renvoi en commission privera Genève de vélo en libre service pendant des années, a regretté la députée Verte Sophie Forster Carbonnier. Environ 170 villes sont déjà équipées, preuve qu'il s'agit d'un projet de qualité, a-t-elle souligné.

La cheffe du département de la mobilité (DIME) Michèle Künzler a fermement défendu les vélos en libre service devant les députés. «Tout est prêt», a insisté la magistrate écologiste. Les communes ont voté tous les investissements nécessaires et un mécène attend le feu vert pour débloquer des fonds.

Deux plans directeurs acceptés

Le Grand Conseil genevois a approuvé vendredi le plan directeur de la mobilité douce et celui du réseau routier pour 2011-2014. Ces deux documents émanant du Conseil d'Etat fixent la stratégie à suivre dans ces domaines.

Le plan directeur de la mobilité douce détaille sept actions pour valoriser ce type de déplacement. Il permettra de créer un réseau de pistes cyclables digne de ce nom, a relevé Michèle Künzler.

Elle a rappelé que ce plan concrétisait la volonté du peuple qui a accepté en 2011 l'initiative 144 sur la mobilité douce. Ce texte demandait d'aménager dans les huit ans un réseau de pistes cyclables sécurisé ainsi que des cheminements et des traversées pour les piétons.

Le Grand Conseil a accepté dans la foulée le plan directeur du réseau routier qui hiérarchise le système. «Il permettra de mieux gérer la circulation à Genève», a relevé Mme Künzler. «On arrive maintenant à un point de rupture», a-t-elle ajouté. (ats)

La barque «Neptune» obtient le soutien du canton jusqu'en 2014

Le canton de Genève va soutenir financièrement la Fondation «Neptune» jusqu'en 2014. Le Grand Conseil a voté vendredi à l'unanimité une aide de près 675'000 francs pour l'exploitation et la conservation de la barque lémanique classée monument historique.

Dans un premier temps, il était question d'un soutien jusqu'en 2016. Mais il a été limité à deux ans dans une nouvelle version du contrat de prestation. Le bateau a été racheté en 1971 par l'Etat de Genève qui souhaitait conserver un témoignage de la navigation commerciale sur le Léman.

La barque, qui est destinée à être louée à des groupes, a été entièrement restaurée entre 2004 et 2005. La Fondation «Neptune» fonctionne grâce à de nombreux bénévoles.

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