Actualisé 27.07.2012 à 12:46

Combat du 1er août

Genève aux petits soins pour les vaches

Les douze vaches d'Hérens qui combattront sur la Plaine de Plainpalais à Genève lors de la fête du 1er Août seront reçues comme de véritables reines.

Herbe fraîche, points d'eau, bottes de paille: rien n'a été laissé au hasard pour rendre leur séjour genevois confortable.

Des carrelets de bois ont été installés dans les rails de tram pour éviter que les bêtes ne se blessent, a expliqué vendredi devant la presse Eric Linder, l'un des organisateurs mandaté par la Ville de Genève pour ces festivités. Les vaches partiront de Fully, Bruson, Lens et du Haut-Valais le matin du 1er août accompagnées par leurs éleveurs.

Une fois arrivées en plaine, elles seront toutes regroupées dans une bétaillère. Rémy Pagani, maire de la Ville de Genève, escortera ce véhicule en personne pour s'assurer que tout se passe bien. Une fois à Genève, Mira, Paloma, Brunette, Nadège et compagnie seront installées à l'ombre sous les arbres aux Bastions.

Reine de Plainpalais

Elles se reposeront et pourront manger du foin, toujours sous bonne garde des éleveurs. Plus tard dans l'après-midi, les douze vaches paraderont à la queue leu-leu des Bastions jusqu'à la Plaine de Plainpalais, encadrées par la police municipale et les sauveteurs auxiliaires. Elles déambuleront à leur rythme jusqu'à l'arène.

Un cercle de 21 mètres de diamètre a été recouvert d'une couche de 15 centimètres de sable. Même s'il s'agit davantage d'une démonstration que d'une compétition, la meilleure des vaches d'Hérens sera cependant sacrée reine de Plainpalais et recevra une couronne de fleurs. Elles rentreront en Valais immédiatement après les joutes.

Un peu de blanc

Ces combats de vaches d'Hérens à Genève ont été attaqués juridiquement par la Ligue suisse contre la vivisection et pour les droits de l'animal (LSCV). Cette association, dont le recours a été jugé jeudi irrecevable, estimait que ces combats constituaient une violation des dispositions légales sur la protection des animaux.

«Nous sommes tombés des nues quand on a vu qu'il pouvait y avoir un problème juridique», a souligné M.Pagani, qui se dit très attaché à la protection des animaux. Les combats font partie du patrimoine génétique des vaches d'Hérens, relève pour sa part Eric Linder. C'est une manière de réinventer le 1er août au coeur de la ville, souligne de son côté le maire de Genève.

M. Pagani a aussi expliqué comment il a été séduit à Aproz (VS) par cette tradition ancestrale. Après quelques verres de blanc partagés avec des éleveurs, le maire les a sollicités pour venir présenter leurs bêtes au bout du Léman. Les éleveurs seront dédommagés pour le déplacement, mais il n'est pas question de rémunération, assure M.Pagani. (ats)

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