Justice : Genève en alerte face au trafic d'antiquités
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Justice Genève en alerte face au trafic d'antiquités

La justice enquête actuellement sur des œuvres égyptiennes de provenance douteuse et entreposées aux Ports Francs. La lutte contre ce type de trafic est complexe.

L'instabilité politique et militaire de certaines régions du globe a accéléré le pillage de sites archéologiques et la revente d'œuvres sur des marchés parallèles, ces dernières années. Les biens provenant de Syrie et d'Irak font notamment l'objet d'une attention particulière des spécialistes de la question. Malgré les garde-fous légaux, certaines œuvres eux passent à travers les mailles du filet. Pour preuve, une enquête a été ouverte en décembre par le Ministère public genevois sur la demande du gouvernement égyptien, révèle la «Tribune de Genève».

Le Caire soupçonne que des objets lui appartenant ont été soit volés dans un musée, soit excavés illégalement, avant d'être acheminés aux Ports Francs du bout du lac. A la justice, désormais, de déterminer leur origine. Le quotidien rappelle toute la difficulté de tracer la provenance et le parcours de ces biens. Après deux affaires retentissantes, la Suisse avait durci son arsenal légal en la matière en 2005. L'an passé, 19 procédures pénales ont été ouvertes, un chiffre stable depuis plusieurs années.

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