Préhistoire: Genève fait une découverte sur les requins d'antan
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PréhistoireGenève fait une découverte sur les requins d'antan

Des requins qu'on croyait disparus il y a 250 millions d'années ont vécu bien plus longtemps, selon une publication mardi dans «Nature Communications».

La découverte a été faite par des paléontologues du Muséum de Genève et de l'Université de Montpellier. Les deux équipes ont découvert six minuscules dents fossiles dans un gisement fossilifère proche de Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard).

Celle de Guillaume Guinot (Muséum de Genève) a établi que les caractéristiques de ces dents étaient propres aux Cladodontomorphes, une lignée de requins qu'on croyait entièrement disparue à la suite de la crise biologique survenue à la limite Permien-Trias.

Or les dents fossiles représentant trois espèces différentes de cette lignée de requins ont été trouvées dans des sédiments de roche datant du début du Crétacé (-130 millions d'années), lorsque l'océan recouvrait l'actuelle région de Montpellier.

Un peigne sur le dos

Cette découverte, publiée mardi dans la revue «Nature Communications» montre selon les paléontologues que les requins de Saint-Hippolyte-du-Fort ont survécu près de 120 millions d'années après la grande extinction du Permien, qui a décimé la vie océanique.

Les Cladodontomorphes étaient de mini-requins, qui ne dépassaient pas les 30 cm. «Ce n'était pas de grands prédateurs», a relevé Guillaume Guinot. Ils pouvaient en revanche présenter des «morphologies extravagantes», comme «une sorte de peigne dorsal» ou un «crochet au-dessus de la tête», à la place de la nageoire dorsale, selon les espèces.

Refuge en eaux profondes

Les fossiles ont été retrouvés dans des «sédiments qui se sont constitués dans une mer assez profonde», a raconté Guillaume Guinot à l'AFP. D'où l'hypothèse avancée par les paléontologues selon laquelle quelques espèces de Cladodontomorphes ont pu échapper à l'hécatombe en se réfugiant dans des eaux plus profondes.

La découverte montre «l'intérêt des milieux marins profonds dans la compréhension de la biodiversité», a souligné le scientifique genevois. (ats)

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