Coronavirus à genève: Mille places d’apprentissage manquent
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Coronavirus à genèveMille places d’apprentissage manquent

Le Canton a travaillé sur trois axes et édicté quatorze mesures afin que les jeunes en recherche de formation duale ne soient pas lésés par la crise.

par
Maria Pineiro
Anne Emerey-Torracinta, conseillère d’Etat chargée du Département de l’instruction publique.
Anne Emerey-Torracinta, conseillère d’Etat chargée du Département de l’instruction publique.

Le Canton de Genève va aider les entreprises afin qu’elle continuent d’engager des apprentis.

KEYSTONE

La situation due à la crise du Covid-19 a des répercussions sur le nombre de places d’apprentissage disponibles pour les jeunes. Jeudi, Anne Emery-Torracinta, conseillère d’Etat chargée de l’Instruction publique, a dressé un tableau relativement sombre. Ainsi, à l’heure actuelle, à Genève, il manque mille places d’apprentissage comparé à l’année passée. Par ailleurs, actuellement, seuls 10% des contrats habituellement signés à cette époque l’ont été. Les cantons en sont conscients et travaillent à amortir le choc.

La conseillère d’Etat a annoncé un plan doté de quatorze mesures sur quatre axes. Afin de permettre aux entreprises d’y voir un peu plus clair et aux jeunes de ne pas perdre une année, les Centres de formation professionnelle genevois ouvriront leurs portes aux candidats à l’apprentissage pour les cours théoriques. Les élèves seront admis en septembre jusqu’à novembre. Il s’agit de leur laisser plus de temps pour trouver une place en entreprise.

Le Canton entend également soutenir de manière directe les entreprises. Financièrement, elles pourront prétendre à des aides monétaires. L’Etat prendra en charge les trois premiers mois de salaire des nouveaux apprentis. Les entreprises prenant pour la première fois un jeune en formation seront aidées à hauteur de 3000 francs. Enfin, les regroupements de sociétés engageant des apprentis seront soutenues par un montant de 10’000 CHF.

Parmi les aides, des soutiens administratifs aux entreprises, afin d’alléger la tâche. L’Etat va aussi y mettre du sien en privilégiant les sociétés qui forment lors de signatures de contrats de gré à gré ( moins de 250’000 francs, ndlr) et en engageant une cinquantaine d’apprentis. Il s’agira pour l’Etat de renforcer la communication afin de faire connaître ces aides aux sociétés concernées.

Pour Anne Emery-Torracinta, former des apprentis est «une mission essentielle, il s’agit de former la relève». Le Canton consacrera 5,2 millions à cet effet. La magistrate précise que ces mesures doivent s’adapter à tous les types d’entreprise.

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13 commentaires
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Octave Vairgebel

08.05.2020, 16:34

L'apprentissage est une formation qui permet d'exercer un métier alors que les grandes études permettent de devenir un homme ou une femme politique sans jamais avoir exercé un métier ! L'exemple idéal est celui d'une jeune femme genevoise élue au conseil des états et qui n'a jamais bossé de sa vie puisqu'elle a déclaré que son métier est femme politique !

Cestfoutupourvous

07.05.2020, 16:35

Le CFC ne vaut rien à Genève, les patrons n'en ont que faire. Ils trouvent leurs ouvriers et autres main d'œuvre extra muros, dans la zone euro. Eh oui Msieurs Dames, les temps ont bien changé depuis 2003. Mais vous avez voté pour cette situation alors ne vous en plaignez pas. Ou, changez les lois et l'ouverture exagérée des frontières. Bonne chance !

ganache

07.05.2020, 16:23

La résistance, la ténacité et la persévérance manquent beaucoup aux nouvelles générations, évidemment pas tous, j'insiste 😇