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Hockey - LNAGenève perd Almond, son sang froid et le match

Au bord du gouffre avant le week-end, Bienne s'est relancé dans la course aux play-off en ce week-end de derbies. Après Berne, c'est Genève qui a subi la loi 4-2 des Seelandais, samedi soir.

par
Marc Fragnière
Bienne

Un homme incarne le renouveau biennois: Ahren Spylo. Irrésistible vendredi dans la capitale où il avait griffé la feuille de match sur chaque goal horloger, le Canado-Allemand a une nouvelle fois été déterminant samedi au Stade de Glace. C'est lui qui a remis les Seelandais dans le match après l'ouverture du score genevoise. C'est encore lui qui a scellé le score et validé le succès bernois en toute fin de match. Auteur de six points en deux matches, Spylo n'a pas caché sa satisfaction.

Peu enclin toutefois à s'auto congratuler, le Topscoreur du HCB, s'est surtout réjouit que la roue ait enfin tourné pour son club: «L'équipe joue bien depuis un mois. Elle a augmenté son niveau. Mais elle s'est montrée incapable de marquer des points. Cela a enfin changé ce week-end».

La veille, Bienne avait su profiter de l'apathie de zombies bernois paralysés par la peur de mal faire. Samedi, dans leur antre, les hommes de Kevin Schläpfer ont tiré un profit maximal du manque de discipline des Aigles.

«Le Kurmann Show»

Une carence provoquée délibérément par l'arbitre Danny Kurmann selon un Chris McSorley furibond. «On a assisté à un nouveau Kurmann Show ce soir ! Lorsqu'un défenseur casse la crosse de Picard, il ne punit pas le Biennois puis il vient provoquer Picard pour le sortir du match. La même chose avec moi. Lorsqu'il punit Rivera pour crosscheck, je lui demande pourquoi il n'a pas siffler la même chose lorsqu'Almond a été blessé. Je l'ai fait sans utiliser le moindre gros mot et j'ai écopé de deux minutes. Pour ponctuer cette plaisanterie, Kurmann est encore allé faire une simple remontrance à Kevin Schläpfer lorsque ce dernier a pété un câble sur son banc», s'est emporté le coach genevois.

«Cette parodie est une mauvaise publicité pour la Ligue. Je vais lui envoyer un rapport dès demain afin que ce scandale cesse. J'attends que des mesures soient prises», a encore promis l'homme fort des Vernets. Si l'analyse du sanguin Ontarien manque forcément de nuances – Tobias Stephan aurait lui aussi mérité d'être sanctionné pour son très vilain geste sur Steve Kellenberger dans les derniers instants du match - , il faut reconnaitre qu'elle est presque conforme au scenario d'une rencontre lors de laquelle les décisions arbitrales auront pesé de tout leur poids.

Les faits:

1. Après être allé chatouiller le gardien Meili, Almond a été victime d'un crosscheck de Gloor. Le Seelandais n'a pas été sanctionné tandis que le Canadien est sorti sur blessure. On redoute une commotion cérébrale.

2. Le 3-2 de Marc Wieser a été obtenu sur la double infériorité numérique genevoise consécutive au crosscheck de Rivera et à la pénalité de banc infligée à McSorley.

3. La crosse de Picard ne s'est sans doute pas brisée toute seule, lors du power-play genevois.

4. Sur l'exclusion de Picard, l'attitude de M. Kurmann, soufflant tel le mistral sur les braises de la rancœur du Québécois, était aussi inutile que provocatrice… Même si l'insulte proférée à l'encontre du zèbre par le bouillant no 81 s'est entendue jusqu'en-haut de la tribune de presse, sise de l'autre côté de la glace du banc genevois !

4. En regard de la pénalité de banc infligée à McSorley Le numéro d'acrobate accompli par Schläpfer consécutivement à une «non décision» des zèbres aurait lui aussi mérité pareille sanction. Question d'équité

Reste que pour Bienne l'essentiel est ailleurs. Après six défaites de rang, les Seelandais ont commencé une autre série. Bien plus réjouissante !

Bienne – Genève-Servette 4-2 (0-1 2-0 2-1)

Stade de Glace. 4641 spectateurs. Arbitres : Kämpfer/Kurmann.

Buts : 20e (19’36’’) Hollenstein (Romy, Jaquemet) 0-1. 23e Spylo (M. Wieser, Bell à 5 c. 4) 1-1. 28e M. Wieser (Trutmann) 2-1. 47e (46’20’’) Romy (Lombardi) 2-2. 47e (46’53’’) M. Wieser (Beaudoin, à 5 c. 3) 3-2. 60e (59’08’’) Spylo (dans la cage vide) 4-2.

Bienne : Meili ; Bell, Jecker ; Hänni, Trutmann ; Gloor, Fey ; Cadonau, Gossweiler ; MacMurchy ; Haas, M. Ulmer ; Beaudoin, Peter, Spylo ; Burkhalter ; Kamber, Füglister ; Tschantré, Kellenberger, M. Wieser.

Genève-Servette : Stephan ; Bezina, Kamerzin ; Iglesias, Mercier ; Marti, Vukovic ; Picard, Almond, Petrell ; Hollenstein, Romy, Jacquemet ; Daugavins, Lombardi, Simek ; J. Fritsche, Rivera, R. Gerber.

Pénalités : 4 x 2’ contre Bienne. 5 x 2’ + 10’ (Picard) + 20’ (méconduite de match Picard) contre Genève-Servette.

Notes : Bienne sans Untersander, C. Moser, Wetzel, Ehrensperger (blessés), ni Herburger (malade). Genève-Servette sans E. Antonietti (blessé) ni E. Berthon (surnuméraire). Leonelli et J. Savary ne sont pas entrés. Temps mort : 52’49’’ Genève-Servette. De 58’40’’ à 59’08’’, Genève-Servette évolue sans gardien mais avec six joueurs de champ.

Accroché. L’ouverture du score a été l’apanage de Hollenstein, lequel s’est faufilé devant son défenseur pour tromper Meili à 24 secondes du premier thé. Bienne n’a pas tardé à réagir. Sur son premier power-play, la troupe de Schläpfer a égalisé par l’inévitable Spylo, qui a aligné Stephan à bout portant. Alors que le dernier rempart des Aigles avait remporté son duel contre Beaudoin, Kellenberger manquait son contrôle sur le rebond, sur un contre seelandais en box-play. Puis à la 32e, Wieser a doublé la mise bernoise en déviant un tir violent de Trutmann. Les Aigles ont égalisé par Romy à la 47e, mais Wieser s’offrait son doublé personnel 33 secondes plus tard à 5 contre 3. Spylo, encore lui scellait le score dans la cage vide à la dernière minute.

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