31.07.2020 à 05:55

Covid-19 en boîte de nuit

Genève se distingue dans le traçage des fêtards

À Fribourg, en Valais et dans le canton de Vaud, les médecins cantonaux sont seuls habilités à contacter les clients suite à une soirée où un cas s’est déclaré. Genève agit au cas par cas.

de
Lucie Fehlbaum
Contact-tracing
Contact-tracing

À qui incombe la responsabilité du contact-tracing après des cas de Covid en boîte de nuit?

iStock (Photo prétexte)

Des soirées en boîte, des gens qui se frôlent, des malades qui s’ignorent. Les clusters se multiplient dans les établissements publics romands et notamment en discothèque, à Genève et à Fribourg. Pour les malades déclarés après la fête, la procédure est simple: le service du médecin cantonal avertit du résultat et prévient les proches, y compris les amis présents à la soirée. Mais pour les autres clients, en boîte le même soir mais sans lien direct avec le(s) malade(s), les procédures de contact diffèrent selon les cantons.
À Fribourg, en Valais et dans le canton de Vaud, les services du médecin cantonal sont les seuls compétents pour contacter la clientèle. Du personnel a parfois été engagé pour cette fonction.

Valais, Fribourg et Vaud alignés

C’est le cas en Valais. «Seuls les services du médecin cantonal et les personnes engagées pour faire du traçage de contacts – entre six et dix – sont habilités à approcher la clientèle», affirme Esther Waeber-Kalbermatten, conseillère d’État chargée de la Santé. Le canton n’a pas encore connu de foyer dans une boîte de nuit, mais compte déjà sur «des réserves de personnel, au Département de la santé, qui pourraient aider».

À Fribourg, en revanche, les cas ont explosé depuis qu’une personne porteuse du virus a fréquenté trois bars et clubs le week-end passé. Mardi, 240 personnes ont reçu un SMS officiel du Service du médecin cantonal. Ses effectifs suffisent pour l’instant, mais trente personnes peuvent être engagées si nécessaire, a annoncé le médecin cantonal fribourgeois à la RTS jeudi. La Ligue pulmonaire est aussi mandatée pour les enquêtes pour dresser des listes des contacts du malade.

Dans le canton de Vaud, l’Office du médecin cantonal est aussi seul compétent pour contacter la clientèle. «Les clients d’établissements qui ont été exposés au SARS-CoV-2 sont contactés pour la mise en quarantaine par l’équipe des enquêtes d’entourage de l’Office du médecin cantonal, indique Eric Masserey, le médecin cantonal adjoint. En cas d’apparition de symptômes, ces personnes sont invitées à se faire tester.»

Genève et le cas par cas

À Genève, une autre solution est préconisée: le dialogue au cas par cas. «Depuis vendredi 24, à Genève, les lieux festifs ont comme obligation de vérifier que les listes contenant les données de leurs clients sont conformes à la réalité, explique Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la santé. Les contacts peuvent être pris par les services du médecin cantonal ou par la boîte de nuit elle-même. Cela peut être dans l’intérêt de son image d’alerter sa clientèle.» L’État refuse d’œuvrer à la place des patrons d’établissements. «Selon les moyens à disposition, nous pouvons le faire. Mais nous pouvons aussi fermer temporairement un établissement qui n’aurait pas envie de se donner les moyens de le faire.»

Aller-retour

Pour les clubs qui utiliseraient l’application COGA, et n’auraient pas accès aux noms (ndlr: pour des questions de protection des données), un aller-retour s’opère entre patrons et services de la santé. «La boîte de nuit donne un code au médecin cantonal qui accède à la liste cryptée. Il peut la transmettre à la personne du club qui fera les coups de fil, ou cette dernière vient les passer dans nos locaux, indique Laurent Paoliello. La question ne s’est pas encore posée, car les cas déclarés l’ont été dans des lieux qui n’utilisaient pas l’application.» Cependant, la situation évolue en permanence et «ce qui est adéquat aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain. Nous prendrons des mesures différentes, plus restrictives, en fonction de l’évolution des chiffres s’ils sont négatifs et augmentent.»

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105 commentaires
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xena

01.08.2020 à 15:21

ah oui, foutaise, de la poudre aux yeux. si c'etait vrai pourquoi plus de cas. vous êtes pathétiques avec vos discours

Mattéo

01.08.2020 à 08:37

Genève à l'art et la manière de se distinguer mais c'est de la précarité politique, économique et identitaire. Sans elle, vive la Suisse.

coupable

31.07.2020 à 09:01

la plus grande sécheresse de tout les temps dans le pays et pas d'interdiction la négligence des autorités du pays est flagrante si incendie ou feux de forêt envoyez leurs la factures et ces irresponsable