Covid-19: Genève se prépare à injecter une quatrième dose 

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Covid-19Genève se prépare à injecter une quatrième dose 

Mercredi, la Commission des finances a voté un crédit de 1,38 million de fr. pour une campagne de vaccination du 2ème rappel contre le Covid-19.

par
Maria Pineiro
Vaccination à Palexpo. 

Vaccination à Palexpo. 

20min/Marvin Ancian

Les vacances d’été n’ont pas encore commencé que le Covid se rappelle déjà à notre bon souvenir avec une hausse des cas constatée ces dernières semaines. Et alors que l’on pensait la crise sanitaire définitivement derrière nous, les autorités planchent, elles, à la suite des mesures à mettre en place. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) dit travailler «à la finalisation des recommandations de vaccination» qui seront annoncées dès que possible.

Plusieurs scénarios

A Genève, les autorités n’ont pas attendu les annonces de l’OFSP pour prendre les devants. Mercredi, la Commission des finances du Grand Conseil a accepté un crédit de 1,38 million de francs pour «la préparation d’une campagne de vaccination du 2e rappel (4e dose) du vaccin contre le Covid-19». A en croire le Département de la santé (DSPS), la somme permettra de lancer une campagne si l’OFSP le recommande.

Les raisons d’inciter la population ou une partie d’entre elle de se piquer une quatrième fois pourraient être «l'enregistrement d'un vaccin bivalent comprenant la souche originale du Covid-19 et celle de l'omicron attendu pour la rentrée. Ou toute autre raison comme la baisse de l'immunité dans la population ou une aggravation de la situation épidémiologique», poursuit Laurent Paoliello, porte-parole du DSPS. Quant au public cible, pour l’heure, il n’est pas encore défini. Le Canton suivra les recommandations de l’OFSP en la matière.

Députés convaincus

«Il s’agit d’anticiper sans être alarmiste, analyse Delphine Bachmann, députée du Centre. L’objectif reste encore maintenant d’éviter la saturation du système hospitalier qui est aujourd’hui en difficulté.» Et l’élue, qui travaille dans le domaine médical, de préciser que le personnel soignant est épuisé et qu’il est actuellement compliqué de recruter. Le socialiste Alberto Velasco souligne que cette décision équivaut à une autorisation de dépense. «Si le besoin n’est pas avéré, cet argent ne sera pas utilisé.» Mais il insiste sur le fait que les infrastructures et l’organisation doivent être prêtes au cas où. 

Quant à la mise en œuvre, elle serait confiée tant à des partenaires privés qu’à l’Etat. Des postes devront être ouverts pour ce faire. Pour le PLR, qui s’est abstenu ou a refusé le crédit, c’en est trop. «C’est question de principe. Nous ne voulons pas accorder des postes supplémentaires à chaque nouvelle demande, a indiqué Jacques Béné, président de la Commission. Nous souhaitons que des économies soient trouvées avant que d’engager de nouveaux crédits.»

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