Actualisé 25.05.2006 à 22:24

Genève sera dirigée par un maire inculpé

L'élection d'André Hédiger à la mairie crée la consternation de la majorité de la classe politique.

Inculpé le mardi et élu à la mairie le mercredi, les jours d'André Hédiger se suivent mais ne se ressemblent pas. Une élection où, au final, l'âge de l'élu du Parti du travail aura fait pencher la balance en sa faveur. En effet, a égalité de voix, la fonction revient au plus âgé.

C'est donc André Hédiger, grâce à ses 65 ans, qui l'a emporté. En s'abstenant de choisir entre le camp Tornare-Mugny et celui d'Hédiger-Ferrazino, le libéral Pierre Muller, qui connaît le règlement et l'âge de «Dédé», a tacitement poussé la candidature de l'élu communiste.

A l'exception du Parti du travail, l'ensemble des formations politiques ont clamé leur réprobation. Les radicaux se disent «choqués» par cette élection qui «entache l'image de la Ville». Les socialistes la «déplorent» pour la même raison. La libérale et candidate au Conseil administratif Nathalie Fontanet pense que «ce n'est pas une excellente chose», mais ne veut pas faire de commentaire sur l'attitude de Pierre Muller. Les Verts sont «surpris», alors que l'Union démocratique du centre s'en prend à «l'autoélection de M. Hédiger». Une année de mairie qui s'annonce rocambolesque.

Renaud Bournoud

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