05.10.2020 à 19:34

Genève tourisme«Quand on n’a plus d’argent, on n’a plus d’argent»

La crise du Covid force la fondation à licencier huit employés. Par ailleurs, huit postes ne seront pas repourvus.

de
Jérôme Faas
Sophie Dubuis, présidente du Conseil de Fondation de Genève Tourisme.

Sophie Dubuis, présidente du Conseil de Fondation de Genève Tourisme.

TDG – L. Fortunati

La fondation Genève Tourisme subit une cure d’amaigrissement forcée. Privée de recettes par la crise du Covid-19, elle a annoncé ce lundi qu’elle allait diviser son budget par deux. Il s’établira à 9 millions de francs en 2021, contre 18 millions de francs cette année. Huit licenciements ont été prononcés, alors que huit autres postes (notamment de stagiaires) ne seront pas repourvus, sur un total de soixante postes, a détaillé Sophie Dubuis, la présidente du Conseil de Fondation.

Réserves entamées

«Quand on n’a plus d’argent, on n’a plus d’argent», a résumé la dirigeante. Genève Tourisme est presque intégralement financée par la taxe de séjour (payée par les touristes) et par la taxe de promotion du tourisme (payée par les professionnels de la branche). Or, celles-ci ont déjà respectivement fondu du deux tiers et de moitié cette année, «malgré d’excellents mois de janvier et février, et des mois de juillet et août durant lesquels on ne s’en est pas trop mal sortis». Anticipant une année 2021 similaire à 2020, la direction n’avait donc pas d’autre choix que de réduire la voilure, d’autant plus que la fondation avait déjà mangé ses réserves pour survivre à l’année en cours.

Cap sur le tourisme de loisirs

Sophie Dubuis estime néanmoins que Genève Tourisme sera à même de remplir sa mission de promotion – d’autant plus cruciale vu l’époque – car «nous n’avons pas coupé de postes dans notre cœur de métier. Il nous restera les mêmes forces vives en termes de capacité de travail. Le reste, on l’a externalisé, et si cela redémarre, ces fonctions ne seront pas les plus difficiles à repourvoir.»

La fondation a également choisi de réorienter son activité vers le tourisme de loisirs, celui d’affaires, notamment les congrès, étant en chute libre. «Par tourisme de loisirs, nous entendons le tourisme régional au sens large, avec l’Europe. Nous avons ainsi eu un bon été avec les Anglais et les Français. Nous voyons plus large que le seul tourisme domestique.» Sophie Dubuis ne cache pas, en revanche, avoir «plus d’incertitudes sur les grandes conférences», même si «des événements professionnels en petit comité» devraient subsister.

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47 commentaires
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Hasta la vista

07.10.2020 à 00:27

Votez tous MCG !

Fabienne

07.10.2020 à 00:26

Votez tous UDC !

Aide touristique

06.10.2020 à 13:34

De toute façon, à Genève, les touristes pourraient voir quoi à part des bars et autres dancing bondés malgré le Covid, à part des cyclistes hors normes sur des bandes jaunes, à part des dealers, à part des bouchons routiers et des avions cloués au sol ? Ah oui, peut'être qu'ils pourraient, munis d'un masque et d'une pièce d'identité, aller visité l'appartement du guignol-commentateur, au Lignon.