Actualisé 28.02.2020 à 08:51

GenèveGenève veut un visa humanitaire pour Assange

Le Grand Conseil a chargé le Conseil d'Etat de plaider la cause du fondateur de WikiLeaks auprès de la Confédération.

Julian Assange à Londres, le 13 janvier 2020.

Julian Assange à Londres, le 13 janvier 2020.

Keystone/Facundo Arrizabalaga

Le canton de Genève veut que la Confédération délivre de toute urgence un visa humanitaire à Julian Assange. Le Grand Conseil a adopté jeudi en urgence une résolution invitant le gouvernement d'intervenir dans ce sens auprès du Conseil fédéral.

Le texte a été accepté par 57 oui, 16 non (PLR) et 4 abstentions. Le fondateur de WikiLeaks, âgé de 48 ans, est détenu en confinement dans une prison de haute sécurité au Royaume-Uni depuis avril 2019, après avoir passé neuf ans dans l'ambassade d'Equateur. Il aurait été drogué lors de ses interrogatoires. Les Etats-Unis, qui ont dressé 17 chefs d'inculpation à son encontre, réclament son extradition.

«Il s'agit d'offrir une solution concrète et immédiate à une personne poursuivie pour des motifs politiques et gravement atteinte dans sa santé physique et psychique», a déclaré le député Vert Jean Rossiaud, premier signataire de cette résolution. Ce visa doit permettre à Julian Assange d'être soigné aux Hôpitaux universitaires de Genève, où des mesures de sécurité pourront être mises en place.

La résolution a été soutenue par six des sept partis représentés au Grand Conseil. «Tout démocrate ne peut qu'être interpellé par la situation de M. Assange sur le plan humanitaire et sanitaire. Le Conseil d'Etat portera auprès des autorités fédérales compétentes. Il ne s'agit pas d'ingérence mais de bons offices», a indiqué le conseiller d'Etat Mauro Poggia, en charge de la Sécurité. (ats)

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