WEF 2012 : George Soros complimente la BNS

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WEF 2012 George Soros complimente la BNS

Le financier américain George Soros a complimenté mercredi la Banque nationale suisse (BNS). «L'instrument de la BNS (le taux plancher de 1,20 franc pour un euro) était très intelligent».

Le milliardaire américain Georges Foros a félicité la BNS pour sa gestion de la crise de la dette.

Le milliardaire américain Georges Foros a félicité la BNS pour sa gestion de la crise de la dette.

Le milliardaire, connu pour ses paris sur les changes et ancien gérant d'un fonds, ne spéculerait pas contre le franc suisse. Pour la simple raison que la BNS est en mesure d'imprimer des francs sans limite pour maintenir le taux plancher (instauré en septembre), a-t- il relevé.

Le philanthrope d'origine hongroise a exposé à Davos (GR) ses vues - sombres - sur la crise de la dette européenne, lors d'un déjeuner avec la presse. Sa solution implique une manoeuvre en deux temps.

«Quand une voiture dérape, vous devez d'abord redresser la roue, et seulement après avoir retrouvé le contrôle, vous pouvez corriger votre direction», a illustré George Soros. Ainsi, «vous devez en premier lieu imposer une discipline fiscale stricte aux Etats déficitaires et engager des réformes structurelles».

Spirale déflationniste

«Ensuite, vous devez trouver des impulsions qui vous permettent de sortir de la spirale déflationniste». Car des réformes structurelles seules ne suffisent pas, selon George Soros.

Ces impulsions doivent venir de l'Union européenne, les Etats étant eux-mêmes sous contrainte fiscale. Ce qui implique des euro- obligations d'une façon ou d'une autre et surtout un programme élaboré en amont. Auquel cas, déclin économique et désordre politique se renforceront mutuellement, prédit George Soros.

Il y a un réel danger que l'euro ébranle la cohésion politique de l'Union européenne. Les autorités n'ont malheureusement pas compris comment les marchés financiers fonctionnent et ont fait tout faux. Or ceux-ci détestent les incertitudes, souligne le milliardaire.

Des ressources financières plus larges étaient nécessaires. Mais l'Allemagne ne souhaitait pas mettre la main au portemonnaie. Elle ne peut imposer l'austérité, entraînant l'Europe dans une spirale déflationniste, a encore dit George Soros, sans blâmer toutefois Berlin. Il faut que l'Union européenne redevienne «un objet fantastique», a-t-il plaidé. (ats/ap/afp)

Davos s'interroge sur la pertinence des réponses apportées à la crise

Davos s'interroge sur la pertinence des réponses apportées à la crise

Le gratin de la finance internationale s'est retrouvé mercredi à Davos (est de la Suisse) sur fond d'inquiétudes quant à la pertinence des réponses apportées jusqu'à présent à la crise, avant un discours, à cet égard très attendu, de la chancelière allemande Angela Merkel.

La dirigeante de la première économie européenne, déjà présente en 2011, doit s'exprimer vers 17H30 (16H30 GMT) devant les centaines de chefs d'entreprise et de responsables politiques présents pour cette 42e édition du Forum économique mondial de Davos (WEF). Et tout comme l'an dernier à la même époque, ses déclarations sur la crise de la dette qui mine la zone euro depuis décembre 2009 seront particulièrement écoutées.

La Grèce n'en finit pas de s'enfoncer dans la récession, les négociations qu'elle mène avec ses créanciers privés (banques, fonds d'investissement, etc.) ne sont toujours pas bouclées et même si les marchés accordent depuis le début de l'année un moment de répit aux Européens, la crise est encore loin d'être réglée.

Les thèmes retenus pour cette édition 2012 du Forum en disent long d'ailleurs sur l'inquiétude de ses organisateurs: «Le capitalisme du XXe siècle est-il en train de flouer la société du XXIe siècle?», «Risques globaux en 2012: les graines de la désillusion» ou encore «Réparer le capitalisme».

Contrairement à l'édition précédente, le président français Nicolas Sarkozy ne rejoindra pas la chancelière allemande à Davos. La venue du Premier ministre François Fillon, un moment annoncée, n'a pas été confirmée.

«Les indignés occupent l'espace aérien du WEF»

Les «indignés» zurichois ont investi mercredi après-midi «l'espace aérien» du Forum économique mondial (WEF). A l'enseigne de «OccupyWEF», ils ont déployé au-dessus de Davos (GR) une banderole de 8 mètres sur 2, attachée à quatre ballons sondes météo, sur laquelle on pouvait lire «Hey WEF - Where are the other 6,9999 billion Leaders?» («Hé WEF - Où sont les 6,9999 milliards de leaders?»).

«OccupyWEF» entend protester contre la prétention du forum à trouver des solutions globales aux problèmes de la planète alors que seuls 20 «entrepreneurs sociaux» y participent, les autres venant de l'économie et de la politique. Si Klaus Schwab avait pris au sérieux le thème de cette année, il aurait invité des représentants de toutes les catégories de la population, ont-ils critiqué.

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