05.11.2020 à 12:16

MédiasGéraldine Savary devient rédactrice en chef de Femina

L’ancienne conseillère aux États vaudoise, qui a été journaliste avant de se lancer en politique, entrera en fonction à la tête de la rédaction du magazine Femina le 1er janvier. Elle souhaite notamment en faire un journal «plus féministe».

Géraldine Savary revient au journalisme en devenant rédactrice en chef de Femina.

Géraldine Savary revient au journalisme en devenant rédactrice en chef de Femina.

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Géraldine Savary devient rédactrice en chef du magazine Femina. L’ancienne conseillère aux États vaudoise souhaite y poursuivre son engagement en faveur des femmes.

Elle entrera en fonction le 1er janvier prochain à la place de Sonia Arnal, partie à la communication de l’État de Vaud, annonce jeudi le groupe Tamedia, propriétaire du titre.

«Je reviens à mes premières amours», se réjouit la Lausannoise, qui a été journaliste avant de se lancer en politique. «J’ai tenu plusieurs chroniques ces derniers mois pour le Matin ou Heidi.news. Cela m’a permis de réaliser que l’écriture était l’une des activités qui me comblait le plus», relève-t-elle, contactée par Keystone-ATS.

Chez Femina, l’ancienne vice-présidente du Parti socialiste suisse veut continuer son engagement politique, notamment en portant des valeurs féministes. «J’ai envie de donner la parole aux femmes de Suisse romande, de montrer leur place dans la société, de les inciter à conquérir le monde», explique-t-elle.

Une fois en poste, la Vaudoise indique qu’elle va lancer une nouvelle formule pour l’hebdomadaire. Elle souhaite notamment en faire un journal «plus féministe et plus ouvert sur la communauté LGBTIQ».

Femina mais aussi Cultura

Géraldine Savary ajoute qu’elle souhaite renforcer la place numérique de Femina. Elle assure toutefois que le magazine encarté dans Le Matin Dimanche va perdurer sous sa forme papier. «Je veux maintenir ce rendez-vous du dimanche avec les lectrices», affirme-t-elle.

C’est Ariane Dayer, rédactrice en chef du Matin Dimanche et de la rédaction Tamedia, qui est venue débaucher Géraldine Savary. Elle lui a prévu une autre mission puisque, au milieu de l’année prochaine, l’ancienne politicienne prendra également la responsabilité du supplément Cultura.

«Son rayonnement en Suisse romande, son sens journalistique ainsi que l’engagement dans ses écrits la distinguent», affirme Ariane Dayer au sujet sa nouvelle recrue. «Toute sa vie, elle s’est consacrée à la défense des femmes, de leur liberté de choix, de leurs droits», ajoute-t-elle, citée dans un communiqué.

Départ de PostCom

En se lançant dans cette nouvelle carrière, Géraldine Savary doit renoncer à des mandats, et notamment à la présidence de la Commission fédérale de la Poste (PostCom). Elle y avait été nommée fin 2019 par le Conseil fédéral, sur proposition de Simonetta Sommaruga. «J’en ai parlé avec Mme Sommaruga. Elle m’a dit qu’elle regrettait, mais qu’elle comprenait mon choix», explique Mme Savary.

Mère de deux enfants et mariée au syndic de Lausanne Grégoire Junod, Géraldine Savary a suivi des études en sciences politiques à Lausanne avant d’entamer une carrière de journaliste. Elle s’est toutefois rapidement tournée vers la politique dès la fin des années 90.

D’abord conseillère communale à Lausanne, elle a été élue à Berne comme conseillère nationale en 2003, puis aux États dès 2007. Elle avait renoncé à briguer un quatrième mandat, suite à la polémique liée au financement de sa campagne par le milliardaire Frederik Paulsen.

(ATS/NXP)

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