Hockey - LNA: Gerd Zenhäusern: «Retrouver une identité»
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Hockey - LNAGerd Zenhäusern: «Retrouver une identité»

L'entraîneur de Fribourg-Gottéron veut une équipe travailleuse, prête à tout pour reconquérir le coeur des fans après une saison décevante. Interview.

par
Tim Guillemin
Fribourg
Gerd Zenhäusern à gauche, a un nouvel assistant en la personne de Kari Martikainen,

Gerd Zenhäusern à gauche, a un nouvel assistant en la personne de Kari Martikainen,

L'entraînement de reprise vient de se terminer lundi matin lorsque Gerd Zenhäusern a accepté de répondre à nos questions. L'entraîneur de Gottéron sait ce qui lui est demandé: qualifier son équipe pour les play-off de LNA et aller le plus loin possible en Champions League et en Coupe de Suisse.

Avec onze nouveaux joueurs, dont beaucoup de jeunes, Fribourg ne veut pas se fixer d'objectifs trop élevés. La priorité ira à la reconquête du public, lequel, déçu, avait laissé quelques sièges vides à Saint-Léonard la saison dernière.

Coach, est-ce correct de dire que votre équipe a moins de talent mais un meilleur état d'esprit que celle de la saison dernière?

Il faut se méfier des conclusions hâtives, vous savez. Aujourd'hui, c'est la reprise officielle, tout va bien, il y a de l'euphorie et une énergie positive. Forcément que l'ambiance est bonne, si tôt dans la saison. Après, oui, je pense qu'on peut dire que cette équipe a un bon esprit. C'est ainsi qu'on a essayé de la construire en tout cas.

Mais moins de talent?

On pourrait le penser, mais laissez une chance à cette équipe de se développer. Je ne suis pas convaincu que les joueurs que l'on a pris soient moins forts que ceux de la saison dernière. Oui, il y a peut-être moins de grands noms, mais pas forcément moins de qualité. De nouveau, c'est la glace qui parlera. Je ne veux pas trop m'avancer aujourd'hui sur ce plan-là.

Julien Sprunger capitaine, c'est une décision de votre part?

Oui. Julien est prêt.

Il ne l'était pas avant?

Il avait déjà été capitaine, à un moment où il était moins prêt qu'aujourd'hui, oui. Il y avait trop de joueurs qui lui étaient supérieurs lorsqu'il avait le C sur la poitrine et il n'était pas prêt à l'assumer. Maintenant, il l'est. Il a les épaules et le statut.

Benjamin Plüss, l'ancien capitaine, ne l'a pas mal pris?

Non, il a très bien compris qu'il ne s'agissait pas d'une punition. Beni reste un joueur important, c'est évident, mais il est vers la fin de sa carrière. Il a 36 ans, la passation est logique. Cela lui permettra également de se concentrer sur le jeu.

Vous êtes tombé dans un groupe difficile en Champions League avec les Finlandais de Lukko Rauma et les Suédois de Lulea. Vous espérez quand même en sortir?

Evidemment ! On veut se qualifier, vous pouvez me croire. Cela tombe à une période où les équipes ne sont pas forcément prêtes, ça peut jouer en notre faveur… Enfin bon, on verra bien, mais ces matches-là sont très importants pour nous.

Ils n'arrivent pas un peu tôt dans la saison?

Ce n'est pas un problème.

Ah non?

Non, vraiment. Vous savez comment c'est les matches amicaux… Les joueurs se disent qu'ils ne vont peut-être pas tout donner, que la saison est longue, qu'on peut démarrer en douceur… Je les connais (rires). Là, on a seulement trois matches amicaux contre Viège, le CSKA Moscou et Bienne, et c'est directement la Champions League. Donc une intensité supérieure d'entrée. Ca me plaît.

Cette équipe, vous pensez qu'elle peut reconquérir le cœur des supporters de Gottéron? On ne va pas dire que vous aviez perdu le soutien des fans, mais quand même…

C'est une de nos envies fortes. On veut redonner une identité à cette équipe et je peux vous assurer que les joueurs que l'on a choisi incarnent parfaitement les valeurs de ce canton. On veut un Gottéron qui travaille, qui ne lâche rien et qui ne baisse pas les bras. Ce sont les valeurs fribourgeoises, celles que l'on doit montrer sur la glace. Mais aussi en dehors.

En dehors?

En allant à la rencontre des fans, en se montrant ouverts, en étant proches d'eux. Gottéron, c'est aussi cela. Alors, j'en reviens à votre première question et ce sera ma conclusion: si cette équipe a l'air un tout petit peu moins forte que la dernière, mais beaucoup plus combative, alors elle sera meilleure.

Un nouveau logo

Gottéron a présenté sa nouvelle identité visuelle lundi matin. Conçu par une agence bien connue, le logo représente un dragon stylisé et qui a tout de suite fait l'unanimité. L'idée? S'appuyer sur les valeurs du passé, mais donner l'image d'un club tourné vers l'avenir avec trois maître-mots : famille, émotions et tradition. Le slogan? Décliné en deux langues, bien sûr. Fribourg-Gottéron: pour un jour, pour toujours. Für einmal, für immer.

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