Freeride: «L'égalité de prime? Un acte symbolique fort»
Actualisé

Freeride«L'égalité de prime? Un acte symbolique fort»

La skieuse vaudoise, Elisabeth Gerritzen, troisième de la première étape du Freeride World Tour au Japon, veut aussi briller au Canada.

par
Sport-Center
Elisabeth Gerritzen (à droite) a terminé troisième en ouverture de saison au Japon.

Elisabeth Gerritzen (à droite) a terminé troisième en ouverture de saison au Japon.

Les freeriders du World Tour ont rendez-vous à Kicking Horse en Colombie-Britannique (Canada), vendredi dès 9h (17h en Suisse) pour la deuxième étape du circuit. Si la neige est au rendez-vous, la mauvaise visibilité a contraint les organisateurs à repousser l'épreuve initialement prévue jeudi. Sur «The Ozone Face», une pente courte qui ne convient pas forcément à son style, Elisabeth Gerritzen tentera de faire mieux que les années précédentes. «C'est une face qui ne me convient pas trop car elle est trop rapide et les sauts arrivent directement. Du coup, je ne peux pas vraiment exprimer mes qualités: la vitesse et la technique», a confié la skieuse vaudoise depuis le Canada.

Lors de la première étape à Hakuba (Japon) mi-janvier , la freerideuse installée à Verbier avait décroché la troisième place en choisissant justement une ligne très rapide et fluide. «Ce podium d'entrée est une belle mise en confiance. Vu qu'on a toujours le spectre de la qualification pour la finale de Verbier, ça fait du bien d'être dans le top 6 dès la première compétition, a souligné la Suissesse. Ça m'enlève une certaine pression.» Au Japon, les deux autres skieurs suisses engagés sur le Freeride World Tour n'avaient pas pu s'illustrer. De retour dans l'élite après une première expérience en 2017, le Valaisan Carl Renvall s'était classé 11e. Revenant de blessure, le skieur d'Orsières Yann Rausis avait dû se contenter du 15e rang.

Revivez le run de Gerritzen au Japon

Nouveauté depuis cette saison, le Freeride World Tour (FWT) a décidé d'attribuer le même prize money aux hommes qu'aux femmes. De quoi réjouir Elisabeth Gerritzen, seule suissesse engagée sur le circuit en l'absence de la Valaisanne Maude Besse, blessée. «Le FWT justifiait sa décision par le fait qu'il y avait moins de femmes au départ, alors que c'est lui qui décidait du nombre d'athlètes, souligne Elisabeth Gerritzen. Même s'il aurait pu être fait plus tôt, l'acte est fort en symbolique. Et les réactions sont positives, même s'il y a toujours des réactions misogynes sur la Toile».

La Vaudoise installée à Verbier n'a pas manqué d'évoquer le combat pour l'égalité entreprit par l'ancienne freerideuse Anne-Flore Marxer, championne du monde en 2011. «Je suis fière pour elle et j'ai une pensée pour son combat. Elle a beaucoup milité mais elle s'était fait remballer à l'époque, car le FWT n'avait pas les mêmes priorités politiques et médiatiques» conclut Elisabeth Gerritzen.

Sylvain Bolt

Ton opinion