Actualisé 16.02.2017 à 14:51

Guerre en Syrie

Geste humanitaire de «bonne volonté» souhaité

L'ONU demande aux acteurs du conflit syrien d'agir au niveau humanitaire avant les pourparlers de la semaine prochaine à Genève.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Un convoi humanitaire pour al-Waer, près de Homs, attend un feu vert pour vendredi.

Comme décembre dernier, les deux premiers mois de 2017 ont été «énormément décevants», a estimé jeudi devant la presse à Genève le coprésident du Groupe de travail sur les questions humanitaires Jan Egeland. Aucune des treize régions encore assiégées n'a pu être atteinte par voie terrestre.

Seule la ville de Deir-Ezzor, encerclée par l'Etat islamique (EI), reçoit de l'aide grâce aux largages. Pourtant, le taux d'approbation des convois par les autorités a été plutôt bon récemment. Mais des responsables ensuite «nous empêchent de bouger», dit Jan Egeland.

Il souhaite que le gouvernement autorise une aide médicale dès vendredi vers al-Waer.

D'autres convois pourraient suivre vers d'autres régions dans les prochains jours. Les villes de Madaya, al-Foua, Kefraya et Zabadani ont elles besoin d'évacuations médicales pour 80 personnes. Dix personnes sont décédées ces derniers jours à Madaya et Kefraya en raison du manque d'accès.

Trump pas visé

Et à al-Foua et Kefraya, 23 chauffeurs et leurs bus sont toujours retenus depuis en décembre. Ils sont empêchés de quitter ces villes par de «nombreux» groupes armés, surtout Ahrar al-Cham. Des discussions sont toujours en cours.

Par ailleurs, le matériel continue d'être retiré de certains convois dans deux tiers des cas, notamment il y a quelques jours vers la ville difficile à atteindre d'Harasta. Le conseiller spécial de l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura en appelle à nouveau à mettre un terme à la bureaucratie qui entoure le mécanisme d'aide humanitaire en Syrie.

Jan Egeland ne veut pas attribuer à la politique de la nouvelle administration américaine la responsabilité des difficultés récentes. Il cible «un manque de codirection» des questions humanitaires entre les Etats-Unis et la Russie déjà dans les mois qui précédaient l'arrivée de Donald Trump.

En 2016, les centres de santé auraient été visés près de 350 fois, dont 130 authentifiés par l'ONU. Plus de 3 millions de paquets de nourriture ont été distribués. Et 1,3 million de personnes ont été aidées dans les zones assiégées ou difficiles à atteindre. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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