Actualisé 18.12.2013 à 14:35

Vaud

Gestion des risques: le canton peut mieux faire

La Cour des Comptes réclame la mise en place d'une gestion des risques pour l'administration vaudoise. Elle demande aussi de mieux se prémunir contre les conflits d'intérêts et la corruption.

La pratique en matière de cadeaux et d'invitations sera unifiée début 2014, a annoncé l'Etat de Vaud.

La Cour a présenté mercredi les résultats d'un double audit. L'un porte sur les risques génériques qui peuvent contrecarrer une bonne gestion publique, l'autre sur le risque spécifique que représentent la corruption et les conflits d'intérêts.

Contrairement à la Confédération, le canton ne dispose pas d'un outil de gestion qui permette d'anticiper les risques. Les cinq services audités identifient certes les principaux problèmes qui peuvent survenir, mais sans systématique. «Ils sont surtout sensibles aux risques de se tromper dans leur métier», a expliqué Jean-Claude Rochat, magistrat à la Cour des Comptes.

Corruption et conflits d'intérêts

Dans son second audit, la Cour s'est intéressée à la gestion des risques de conflits d'intérêts et de corruption dans cinq autres entités, dont la police, le CHUV et le service des routes. «Nous ne sommes pas allés chercher s'il y avait réellement de la corruption ou des conflits d'intérêts», a précisé d'emblée M. Rochat.

L'analyse montre que les pratiques sont disparates et informelles, et qu'elles devraient être harmonisées. La Suisse s'est classée au 7e rang des pays les moins corrompus en 2013. «Le sentiment qu'il y a peu de corruption en Suisse fait qu'on prend le risque de ne pas être très attentif à cette question», a relevé le magistrat.

Cadeaux et invitations

La Cour demande au canton d'adopter un cadre clair pour les cadeaux et les invitations. Ce sera chose faite début 2014, a annoncé le Conseil d'Etat. Ce dernier a chargé le Service du personnel de proposer une directive interne applicable à l'ensemble de l'administration.

Le canton a rappelé qu'il a décidé de soutenir les lanceurs d'alerte, et d'encourager la dénonciation d'irrégularités constatées par les collaborateurs de l'Etat dans l'exercice de leurs fonctions. Il entend aussi mener une réflexion sur le pantouflage, à savoir l'engagement d'un haut fonctionnaire par une organisation avec laquelle il a été en affaires pendant l'exercice de ses fonctions. (ats)

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