Suisse: Gilles Marchand prend les rênes de la SSR
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SuisseGilles Marchand prend les rênes de la SSR

Gilles Marchand succédera à Roger de Weck dès le 1er octobre 2017 au poste de directeur général.

L'assemblée des délégués de la SSR a approuvé à l'unanimité vendredi la nomination de Gilles Marchand au poste de directeur général. Il succédera à Roger de Weck dès le 1er octobre 2017.

Les délégués ont ainsi confirmé la décision du Conseil d'administration et opté pour la stabilité, écrit la Société suisse de radiodiffusion et télévision dans un communiqué. Gilles Marchand, 54 ans, est à la tête de la Télévision Suisse romande depuis 15 ans.

D'entente avec son futur président Jean-Michel Cina, le conseil d'administration avait d'ailleurs renoncé à mettre le poste au concours. Roger de Weck arrivera quant à lui à l'âge de la retraite. Il aura passé sept ans à la direction générale de la SSR.

Mais Gilles Marchand compte bien poursuivre ce qu'il a commencé. «Nous souhaitons développer de nouvelles coopérations avec les autres médias suisses dans la ligne du travail déjà accompli avec Roger de Weck et le comité de direction de la SSR», a réagi le futur directeur, cité dans le communiqué.

Le poste de directeur de la RTS sera mis au concours début décembre. Le successeur de Gilles Marchand devrait être connu en avril 2017.

Le syndicat suisse des mass media salue cette nomination. Gilles Marchand connaît parfaitement la SSR et le paysage des médias en Suisse. Il défend l'esprit du service public, ce qui est essentiel à l'heure où la SSR fait face à une vaste offensive, relève-t-il.

No billag

La SSR est en effet sous pression. Depuis quelques années, elle est confrontée à une vaste fronde. Les pourfendeurs du service public souhaitent tout simplement lui couper les ailes.

Et ses détracteurs ont été galvanisés par les résultats de la votation en été 2015. La généralisation de la redevance n'a été acceptée que du bout des lèvres par le peuple.

Et un nouveau scrutin se profile à l'horizon avec l'initiative «No Billag». Rejeté par le Conseil fédéral, ce texte veut interdire à la Confédération de subventionner toute chaîne de télévision ou de radio et de prélever une redevance.

Les initiants considèrent que la SSR dispose d'un «quasi-monopole», qu'il faut supprimer et remplacer par une concurrence loyale entre les médias. Le Parlement a jusqu'en juin 2018 pour adopter la recommandation de vote qu'elle présentera au peuple et aux cantons. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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