Actualisé 27.04.2008 à 04:47

Giove-B a atteint son orbite

Giove-B, le second satellite-test de Galileo, a été tiré et a atteint son orbite avec succès dimanche.

Cette opération marque un pas important pour le futur système de localisation européen après des années de déboires techniques et politiques.

Le satellite a été lancé par une fusée Soyouz à 04h16 locales dimanche depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.

Après un peu moins de quatre heures, Giove-B s'est séparé de son lanceur et a atteint son orbite à 23 200 kilomètres de la Terre, au terme d'une opération qualifiée de «succès» par Jean-Yves Le Gall, président de Starstem, la société russo-européenne chargée du lancement.

Le satellite «a atteint son orbite nominale» et «les paramètres d'orbite sont excellents», s'est félicité Didier Faivre, chef du département navigation de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Giove-B a ensuite déployé ses panneaux solaires correctement, a ajouté M. Faivre. Il faudra encore toutefois plusieurs heures pour que la mission puisse être considérée comme définitivement réussie.

Giove-B, un cube de 500 kg construit par Astrium (EADS) et Thales Alenia Space, va prendre le relais du premier satellite test de Galileo Giove-A, lancé en décembre 2005.

Son lancement a pris plus d'un an de retard en raison d'un problème technique qui avait été identifié sur un calculateur de bord.

Giove-B contient l'horloge atomique la plus précise jamais envoyée dans l'espace, avec une déperdition de moins d'une nano- seconde par jour. Des entreprises suisses ont apporté leur contribution à sa construction. La firme neuchâteloise Spectra Time a livré trois horloges atomiques.

10 fois plus précis

Galileo promet une localisation au mètre près, contre parfois une dizaine de mètres pour l'actuel GPS américain.

La mise en orbite de Giove-B va en outre permettre à l'Europe de conserver l'accès à une fréquence réservée pour Galileo auprès de l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Pour que Galileo fonctionne à l'horizon 2013 et puisse concurrencer le GPS, l'Europe doit désormais lancer les trente satellites opérationnels de la constellation.

Le Parlement européen a donné mercredi le feu vert à la partie finale du projet, avec un financement de 3,4 milliards d'euros sur des fonds communautaires. Cette décision a été prise après l'échec d'un programme de co-financement par les industriels.

Pour le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, Galileo représente «un outil de souveraineté pour l'Europe» et marquera son «indépendance totale».

(ats)

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