Cyclisme: Giro: souffrance à l'horizon
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CyclismeGiro: souffrance à l'horizon

Comme souvent, le Tour d'Italie propose un menu copieux pour sa 102e édition, qui démarre samedi. Les derniers jours s'annoncent intenses.

par
Robin Carrel
Le terrible col du Mortirolo (gravi ici en 2017) figure au programme de la 16e étape du Giro.

Le terrible col du Mortirolo (gravi ici en 2017) figure au programme de la 16e étape du Giro.

AFP

La boucle italienne est un peu moins prestigieuse que le Tour de France, mais souvent bien plus difficile. Cette année encore, le peloton va s'attaquer à un «monstre». Comme d'habitude, les organisateurs n'ont pas fait dans le détail et les coureurs seront mis sous pression dès samedi au départ de Bergame, sous la forme d'un contre-la-montre de 8,2 km. Après 6 bornes de plat, les athlètes attaqueront une courte montée à plus de 9% de moyenne et un passage à 16%! Sacrée entrée en matière, mais ce n'est là que l'apéritif.

En tout, pas moins de 8 tracés montagneux et 6 arrivées au sommet ou en côte attendent les coureurs entre les 12e et 20e étapes. Au menu, des cols mythiques parmi les plus difficiles d'Europe, comme le Civiglio (plus de 10%), lors de la 14e levée, le Gavia (2618 m d'altitude) et le Mortirolo (des passages à 18%) au cours de la 16e. L'avant-dernier jour, le peloton devra grimper le Passo Manghen, long de 24 km et avec près de 2000 m de dénivelé à lui seul! Dans la foulée, le Passo Rolle fait aussi près de 20 bornes, avant la montée finale vers le Croce d'Aune et sa pente de plus de 10% sur les 6 derniers kilomètres.

Les Suisses engagés dans l'épreuve, Tom Bohli (1er grand Tour) et Danilo Wyss, ne seront pas non plus tranquilles le dernier jour. Un «chrono» individuel y est prévu à Vérone, avec une montée de 4,5 km à 5% au milieu. De quoi permettre aux divers Primoz Roglic, Tom Dumoulin, Vincenzo Nibali, Mikel Landa et Simon Yates de s'expliquer!

Danilo Wyss, coureur vaudois, à son 6e Giro

«Il faudra bien penser à la récupération»

«J'ai attrapé un petit refroidissement sur le Tour de Romandie, mais j'espère que ça va passer rapidement. La forme était bonne sur les routes romandes et je sais à quoi m'attendre sur le Giro, qui sera quand même mon 11e grand Tour (ndlr: il les a tous terminés). J'en connais les difficultés, je sais gérer une épreuve de trois semaines. Cette année, il y a plein d'étapes très longues, entre 200 et 220 km. Il faudra bien penser à la récupération et ne pas en faire trop à certains moments. Le Tour d'Italie, c'est sympa, sûrement plus intéressant et moins cadenassé qu'en France. Et il y a l'ambiance mise par les «tifosi» sur un parcours plus difficile... Mais la Grande Boucle, c'est l'objectif No 1 de tout le monde, c'est encore plus dur pour ça!»

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