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ParfumsGivaudan maintient sa croissance malgré la crise du Covid-19

Le chiffre d’affaires du spécialiste des arômes et parfums s’est inscrit à 4,79 milliards de francs entre janvier et septembre, soit une hausse de 2,7% sur un an.

Le chimiste verniolan assure traverser la pandémie «sans perturbation notable» sur ses activités ou sa chaîne d’approvisionnement.

Le chimiste verniolan assure traverser la pandémie «sans perturbation notable» sur ses activités ou sa chaîne d’approvisionnement.

KEYSTONE

Givaudan a continué à générer de la croissance, notamment organique, au troisième trimestre. Malgré l’incertitude liée à la pandémie de Covid-19, le géant verniolan affirme avoir maintenu ses activités et sa chaîne d’approvisionnement «sans perturbation notable». La feuille de route à moyen terme est maintenue.

De janvier à septembre, le chiffre d’affaires s’est inscrit à 4,79 milliards de francs, en hausse de 2,7% sur un an, indique jeudi Givaudan. La croissance organique a atteint 3,7%.

La division Parfums, désormais appelée Parfums et Beauté, a généré des ventes en hausse de 5,3% (+4,5% organique), à 2,20 milliards de francs. Les activités liées aux arômes, rebaptisé Goût et Bien-être, a stagné (+0,6%) à 2,59 milliards pour une croissance organique de 3,1%.

Au troisième trimestre, la progression organique des recettes s’est élevée à 3,1%, contre +4,0% lors de la même période de 2019.

Prévisions des analystes

La performance du groupe verniolan manque de justesse la moyenne des prévisions des analystes, qui tablaient sur un chiffre d’affaires de 4,84 milliards, dont 2,23 milliards et 2,61 milliards pour respectivement Parfums et Arômes. La croissance organique sur neuf mois et au 3e trimestre dépasse légèrement les attentes.

Pour le directeur général Gilles Andrier, la résilience de Givaudan s’explique par la reprise des activités qui s’étaient particulièrement contractées au deuxième trimestre.

«La parfumerie fine et le Food Service, qui représentent 17% de notre chiffre d’affaires, ont enregistré une amélioration significative. La partie plus résiliente de nos activités, dont la croissance avait atteint deux chiffres de pourcentage au deuxième trimestre, est revenue à la normale», a-t-il expliqué à AWP.

Le rebond des affaires «non résilientes» s’est particulièrement fait sentir aux États-Unis, dans le domaine de la parfumerie fine. La reprise dans le Food Service, destiné au secteur de la restauration, est assez généralisée, avec une performance notable en Europe, selon le patron du groupe.

Gain de parts de marché

«La partie Parfumerie fine en Europe de l’ouest s’améliore, mais plus lentement. L’Amérique latine continue de représenter une croissance très forte, malgré le fort impact du Covid. C’est un peu contre-intuitif», a-t-il indiqué.

Après comparaison avec les recettes générées au premier semestre par les concurrents, comme le genevois Firmenich, Gilles Andrier revendique des gains de parts de marché pour Givaudan, qui devrait continuer sur cette voie lors de la deuxième moitié d’année.

Le dirigeant français n’a pas souhaité fournir d’indications concernant la rentabilité au troisième trimestre.

Objectifs à moyen terme

La direction confirme ses objectifs à moyen terme, à savoir dépasser le marché avec une augmentation du chiffre d’affaires de 4 à 5% et un flux de trésorerie disponible de 12 à 17% des recettes. Le groupe reste à l’affût d’acquisitions.

Dans un contexte d’incertitudes, notamment lié à une éventuelle deuxième vague de coronavirus, Gilles Andrier se montre très prudent pour les trois derniers mois de l’année. Givaudan «navigue à vue», selon lui. «Il n’y a pas de raison que les tendances actuelles s’inversent au quatrième trimestre», a-t-il toutefois affirmé.

Les analystes tressent des lauriers à Givaudan, plus particulièrement à la diversification de la société genevoise qui lui a permis de passer la crise sans encombre. Environ 15% du portefeuille produit du groupe est affecté par le coronavirus, tandis que le reste demeure très robuste, selon l’analyste Daniel Bürki de la Banque cantonale de Zurich.

La crise actuelle pourrait déclencher une croissance structurelle plus importante que par le passé, alors que la sécurité alimentaire et sanitaire gagnera en importance, explique de son côté Jean-Philippe Bertschy, analyste chez Vontobel.

À 11h55, le titre Givaudan perdait 1,8% à 3959 francs, dans un SMI en progression de 0,64%.

(ATS/NXP)

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