Etats-Unis: Goldman Sachs: deux banquiers licenciés
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Etats-UnisGoldman Sachs: deux banquiers licenciés

Deux banquiers de l'établissement Goldman Sachs ont été remerciés pour avoir collaboré avec la Banque centrale de New York.

Goldman Sachs, souvent accusée de conflit d'intérêts avec ses régulateurs, a licencié deux banquiers dont un ayant relayé des informations confidentielles de la Banque centrale de New York, l'un des surveillants de la banque, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.

Le jeune banquier, qui a rejoint Goldman Sachs en juillet, a été licencié fin septembre, quelque temps après qu'il eut remis à un banquier chevronné des «informations confidentielles» portant sur la régulation de Goldman Sachs par la Fed de New York, le bras financier de la banque centrale américaine, selon un document interne consulté par l'afp.

Avant d'entrer chez Goldman Sachs, ce jeune banquier travaillait pour la Fed de New York. Un autre banquier, qui avait pris connaissance des informations mais sans en saisir la gravité, a aussi été licencié, selon le document.

La banque coopère

Goldman Sachs en a aussitôt référé aux autorités et dit coopérer avec l'enquête ouverte par les régulateurs sur cette affaire. Sollicitée, la banque confirme avoir ouvert une enquête interne quand elle a appris qu'un employé «junior» avait obtenu des informations confidentielles de son ancien employeur, la Fed de New York.

«Nous avons une politique de tolérance zéro pour ce type de conduite», a indiqué par courriel un porte-parole de l'établissement, Michael Duvally. Pour devancer les critiques, il indique que Goldman Sachs est «en train de revoir (ses) politiques pour ce qui est du recrutement d'employés venant des institutions publiques et fédérales».

Connivence

Fin septembre, une ancienne employée de la Fed de New York, Carmen Segarra, avait accusé son ancien employeur, d'être de connivence avec certains géants de Wall Street, notamment Goldman Sachs, qu'elle doit surveiller. Mme Segarra fondait ses accusations sur 46 heures d'enregistrements secrets réalisés en 2012 quelques années après la crise financière.

La Fed de New York avait rejeté «catégoriquement» ces allégations, qui mettaient en doute «l'intégrité» de sa surveillance. (ats)

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