Petroplus: Goldsmith Group sort du bois
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PetroplusGoldsmith Group sort du bois

Le fonds d'investissement Goldsmith Group est intéressé par la reprise des cinq raffineries du groupe zougois Petroplus, actuellement au bénéfice d'un sursis concordataire.

Le véhicule d'investissement, créé par l'Allemand Clemens Vedder, est basé en Suisse. Déjà présent dans le capital de Petroplus, il n'a fourni aucun élément sur le montant qu'il serait prêt à débourser.

Goldsmith précise avoir déjà entamé des discussions dites de «due diligence» pour vérifier la situation de l'entreprise en Allemagne, Grande-Bretagne et en Suisse et indique vouloir également contacter les parties prenantes en France et Belgique dans le même but.

Clemens Vedder, né en 1947, s'est fait une spécialité dans les entreprises en difficulté, privilégiant toutefois le commerce de détail. Il avait vendu en 1997 à Intermarché le groupe allemand de magasins de proximité Spar, réalisant une forte plus-value deux ans après en avoir pris le contrôle.

Le titre bondit

Il a créé Goldsmith Group en 2007, conjointement avec le spécialiste des investissements alternatifs (hedge fund) Blacksmith.

«L'objectif des parties en présence devrait être d'empêcher de nouvelles fermetures de raffineries», explique jeudi Goldsmith dans son communiqué. A la Bourse suisse, l'action Petroplus flambait de 75% à 1,12 franc vers 13h00 suite à cette annonce.

Le groupe d'investissement Klesch, déjà candidat à la reprise du site français de Petit-Couronne, s'était de son côté déclaré mercredi intéressé par deux autres raffineries de Petroplus, en Angleterre et en Allemagne.

Sursis pour Cressier

La société, dont le siège se trouve à Genève, ne souhaite en revanche pas reprendre la raffinerie de Cressier (NE), qui compte quelque 260 employés. «Elle est trop petite et dépend pour son approvisionnement d'un pipeline en provenance de Marseille», relève le patron Gary Klesch. Petroplus compte au total cinq raffineries menacées de fermeture.

La raffinerie de Cressier a obtenu mardi un sursis concordataire de deux mois devant le tribunal régional de Boudry (NE). La mise en sursis vise à protéger les intérêts des créanciers. Elle permet aussi de gagner un peu de temps pour offrir une perspective au site et à ses employés.

(ats)

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