01.09.2015 à 13:26

Inde

Google accusé de profiter de sa position dominante

Les autorités de la concurrence soupçonnent Google de profiter de sa position dominante dans la recherche sur Internet.

Il s'agit d'un nouvel épisode des démêlés du moteur de recherche américain avec les autorités de la concurrence d'un grand pays. Trois ans après le début de son enquête, l'autorité indienne estime dans un rapport préliminaire que Google favorise ses propres services dans les résultats des recherches des internautes. «Le comportement de Google n'est pas loyal, il est discriminatoire», conclut-elle dans ce rapport de 714 pages.

«Google oriente les utilisateurs vers ses propres produits et ses propres services, et donne des résultats biaisés», est-il ajouté. La commission chargée de la concurrence, qui a reçu ce document mais ne l'a pas rendu public, doit encore se prononcer sur une éventuelle sanction contre le géant américain. Elle peut imposer une amende de plusieurs millions de dollars en cas d'infractions.

Google a réagi en indiquant qu'il étudiait le rapport et coopérait dans le cadre de cette enquête, tout en se disant certain de l'absence de violations de la réglementation. L'Inde compte quelque 300 millions d'utilisateurs d'Internet.

«Les autorités de régulation et les tribunaux dans le monde, en particulier aux États-unis, en Allemagne, à Taïwan, en Égypte et au Brésil, ont étudié et n'ont trouvé aucun motif de préoccupation en ce qui concerne les questions soulevées par ce rapport», a dit un porte-parole de Google cité dans un communiqué.

Accusé par la Commission européenne

Google est accusé par la Commission européenne d'abuser de sa position dominante dans la recherche sur Internet, en particulier dans le domaine des services de comparaison de prix.

Aux États-Unis, les autorités de la concurrence ont déclaré en 2013 n'avoir pas assez de preuves selon lesquelles le moteur de recherche manipule les résultats des recherches pour défavoriser ses concurrents.

L'enquête visant Google en Inde est née d'une plainte déposée en 2012 par Bharat Matrimony, un site de mariage en ligne, et par un groupe de défense de consommateurs, Consumer Unity and Trust Society.

Le directeur de ce dernier groupe, Udai Mehta, a indiqué que cette plainte était destinée à s'assurer que les grands acteurs de l'Internet se conforment aux «principes de concurrence». «Nous espérons qu'ils changeront leurs habitudes pour promouvoir des pratiques saines après avoir été épinglés dans le monde entier», a dit Udai Mehta. (ats)

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