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VisiophonieGoogle pique les recettes gagnantes de Zoom

Le géant internet a revu l'interface de son outil vidéo Meet avec l'ajout d'un lien pour lancer directement les conversations depuis Gmail.

par
laf

Google a annoncé l'intégration de son service de vidéoconférence Meet dans son service de messagerie Gmail. Première d'une série de nouvelles fonctionnalités prévues par le géant californien, l'accès aux vidéoconférences via une simple adresse mail a été l'un des facteurs clés de la viralité de Zoom, l'application révélée au grand public avec le confinement.

Le géant américain s'est également inspiré de son rival pour préparer une interface accueillant à l'écran jusqu'à 16 participants à la fois, un agencement souvent comparé à une grille de la séquence d'ouverture de «Brady Bunch», une série télévisée américaine populaire au début des années 70. Les images devraient profiter d'un éclairage tamisé et la qualité sonore d'un filtrage du bruit de fond, tels que des clics de clavier ou des portes qui claquent.

La firme de Mountain View ne s'est pas privée de profiter des déboires de Zoom, victime notamment d'intrusions inamicales baptisées «Zoombombing». «J'ai vu maintes et maintes fois des clients qui avaient des problèmes de sécurité et de fiabilité avec d'autres solutions», a déclaré à l'agence Reuters Javier Soltero, vice-président de Google, citant le cas d'écoles new-yorkaises ayant passé de Zoom à Meet.

Rivalité avec Microsoft

Google est contraint de réagir alors que jusqu'ici ce sont les solutions Zoom et Teams de son grand concurrent américain Microsoft qui ont monopolisé les premières places dans les classements de téléchargements d'applications. Dans cette lutte aux nouveaux utilisateurs, Google ne facture pas aux clients les mises à niveau des fonctionnalités liées à Meet, tels que les appels vidéo volumineux, pendant une période de six mois se terminant en septembre.

Meet, qui n'est disponible que pour les écoles, les entreprises et les administrations publiques fait partie de la suite bureautique en ligne G Suite. L'outil est désormais clairement séparé de Hangouts destiné au grand public et dont la grande banque britannique Standard Chartered avait interdit l'utilisation à ses employés au même titre que Zoom, en raison «d'un cryptage insuffisant pour assurer la confidentialité des conversations».

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