Bisbille: Google se passe de Saint-Gall pour 300 francs
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BisbilleGoogle se passe de Saint-Gall pour 300 francs

Le moteur de recherche a lancé, jeudi passé, un outil qui permet d'explorer le patrimoine mondial. Mais la bibliothèque du couvent de Saint-Gall, qui voulait 300 francs, n'y figure pas.

par
Olivia Fuchs
La bibliothèque de l'abbaye de Saint-Gall est la plus ancienne de Suisse.

La bibliothèque de l'abbaye de Saint-Gall est la plus ancienne de Suisse.

Depuis jeudi dernier, Google propose un nouveau service intitulé «World Wonders Project». Ce dernier permet aux internautes de visiter virtuellement les lieux qui constituent notre patrimoine mondial. Constamment actualisé, cet outil permet d'explorer 132 sites dans 18 pays à travers la technologie Street View. Pour l'instant, cinq sites suisses peuvent être visités.

Images contre paiement

Sauf Saint-Gall, qui n'est pas de la partie. Pourtant, il y a deux ans, Google avait contacté la bibliothèque abbatiale afin d'obtenir une autorisation de prendre des images. Mais les responsables, estimant qu'il s'agissait là d'un projet commercial, ont demandé une taxe de 300 francs à Google. Une somme que le moteur de recherche le plus utilisé du monde a refusé de payer. Convaincu du «grand potentiel de cet outil», le directeur de l'Office de tourisme de Saint-Gall, Boris Tschirky, était parvenu, après plusieurs négociations, à convaincre les responsables de la bibliothèque baroque à renoncer aux 300 francs, relate mardi «20 Minuten».

Facture annulée

Malgré cela, la collaboration avec Saint-Gall avait été interrompue. Mais pas définitivement, comme le confirme maintenant le directeur d'UNESCO Destination Suisse, Mattias Nutt: «Les images seront prises d'ici un à deux ans.» Et cela, sans que Google ne doive payer quoi que ce soit.

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