Hockey sur glace - LNA: Goran Bezina: «Ca me fait caquer»
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Hockey sur glace - LNAGoran Bezina: «Ca me fait caquer»

Au lendemain du cataclysme consécutif au départ à Berne de Thomas Déruns, le capitaine des «grenat» est revenu sur la situation actuelle du GSHC.

par
Grégory Beaud
Goran Bezina

Goran Bezina

Goran Bezina, on imagine que l'ambiance était morose à l'entraînement...

- C'est quelque chose de difficile à accepter, surtout en milieu de saison. Mais je ne peux pas dire que nous étions sous le choc, lors de l'entraînement. La nouvelle nous avait été transmise la veille. Lundi soir, Thomas Déruns a organisé une soirée pour ses adieux.

Comment avez-vous été informé de ce départ?

- Chris McSorley me l'a expliqué avant que nous l'apprenions par les médias. J'ai été surpris, car nous perdons un pilier de cette équipe. Après avoir digéré cela, je me suis mis à la place des dirigeants, et j'ai compris pourquoi cette décision a été rendue nécessaire. Mais c'est sûr que ça me fait caquer.

C'est tout de même compliqué de comprendre que Genève engage Juraj Simek vendredi et se libère d'un salaire trois jours plus tard.

- J'ai également été étonné de cet enchaînement et ai questionné Chris McSorley à ce propos. Mais je comprends que la venue de Juraj Simek n'ait rien à voir avec le départ de Thomas Déruns et que c'était une opportunité à saisir. Thomas est en droit de commander un salaire important et Genève n'aurait pas été en mesure de le lui donner.

Et le GSHC peut, dans le même temps, mettre la pression sur la ville. Le discours est éculé.

- C'est toujours la même rengaine, en effet. Les infrastructures ne sont pas dignes de la ville de Genève et d'un club comme Servette. Il faut que le pouvoir politique s'en rende compte et c'est malheureux de passer par des mesures pareilles pour qu'il bouge. Se séparer d'internationaux pour être entendus, c'est dommageable.

Par le passé, votre nom a été associé à des rumeurs de transferts. Qu'en est-il aujourd'hui?

- Comme les transferts ne sont plus possibles au-delà du 31 janvier, ce n'est plus un sujet d'actualité. De toute façon, Genève aurait-il pu se séparer encore d'un défenseur, alors que nous peinons à en aligner suffisamment lors des matches? Je ne pense pas. Mais pour l'été c'est une leçon à retenir. Personne n'est tranquille, tout le monde reste sous pression.

Comment le vestiaire a-t-il réagi à cette nouvelle inattendue?

- Fort heureusement, l'ambiance entre les joueurs est saine. Au moins ça! Si nous devions trouver un point positif au départ de Thomas Déruns, c'est que nous allons désormais nous serrer les coudes pour compenser cette mauvaise nouvelle. On trouve du positif où c'est possible.

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