Hockey sur glace - Gottéron poursuit sa série, défaites de Genève et du LHC
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Hockey sur glaceGottéron poursuit sa série, défaites de Genève et du LHC

Fribourg a renversé Berne mardi au terme d’une fin de match complètement folle. Ge/Servette s’est sabordé à Zurich et Lausanne s’est incliné à Ambri.

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JBO/GSZ/CYP
La joie de David Desharnais sur le but de l’égalisation à 3-3.

La joie de David Desharnais sur le but de l’égalisation à 3-3.

Urs Lindt/freshfocus

FR Gottéron avait l’occasion d’écrire une page de son histoire mardi soir en tentant de remporter une dixième victoire de suite en championnat et ainsi battre un record vieux de trente ans. Ce duel face au CP Berne avait donc un caractère forcément électrisant. Le public l’avait bien compris, lui qui est venu en nombre soutenir ses favoris. Pour la première fois depuis que celle-ci a été rénovée, l’arène fribourgeoise affichait complet.

Les Dragons, eux aussi, l’avaient compris. Ils ont d’emblée pris d’assaut le camp de défense adverse et n’ont eu besoin que de 90 secondes pour mener au score. Un engagement remporté par Sandro Schmid et Chris DiDomenico trompait Daniel Manzato, dont le champ de vision était bouché par la présence devant lui de Raphaël Diaz.

Gottéron n’aurait pu espérer mieux comme début de soirée. Il aurait été néanmoins naïf de s’imaginer les Bernois lui dérouler le tapis rouge. Sur la première période de supériorité numérique, Vincent Praplan logeait la rondelle dans la lucarne gauche de la cage gardée par Reto Berra après un habile décalage qui lui a permis de s’ouvrir le chemin du but.

Au jeu des situations spéciales, les joueurs de Christian Dubé n’en sont pas sortis gagnants. Et comme la tension a été palpable d’un bout à l’autre des débats, avec de nombreuses pénalités à la clé, on comprend alors que la fête programmée aurait pu virer au cauchemar pour le leader. Sur leur deuxième période de jeu de puissance, les joueurs de la capitale ont pris l’avantage de manière un peu chanceuse, Dave Sutter déviant involontairement le puck sur un envoi de Kaspars Daugavins (22e).

Les Fribourgeois ont poursuivi leur chemin comme si de rien n’était, sans donner l’impression le moindre instant que leur moral était atteint. Le fait est que cette baraka qui les avait accompagnés récemment les a longtemps fuis mardi. Il a suffi de deux minutes, juste avant la demi-heure, pour s’en rendre compte. Une rondelle de Killian Mottet qui longe la ligne de but sans jamais la franchir (27e) puis une égalisation refusée à Sandro Schmid pour une obstruction de Daniel Brodin sur Manzato (29e).

À chaque fois que les directeurs de jeu s’en sont allés visionner une séquence vidéo, cela a débouché sur de la frustration pour FR Gottéron, qui a vu sa situation se détériorer peu de temps après lorsque Colin Gerber faisait trembler les filets une première fois cette saison à 4 contre 4.

Toute l’énergie déversée par la ligne Sprunger-Schmid-DiDomenico, la plus menaçante mardi, a permis de raviver la flamme des Dragons à un quart d’heure du terme. C’est le capitaine Sprunger, qui avait repris pour l’occasion le maillot de topscorer à Mottet, qui a ramené son équipe à une longueur d’une reprise de volée dans le slot.

Ni l’expulsion de DiDomenico, coupable d’avoir adressé un coup de crosse à Calle Andersson, ni les cinq minutes à 4 contre 5 qui en ont découlé n’ont brisé l’élan retrouvé de Gottéron. En l’espace de 21 secondes à la 56e minute, David Desharnais, laissé seul devant Manzato, et Samuel Walser, à la déviation, ont fait chavirer la BCF-Arena dans un bonheur indescriptible.

Ils sont réellement renversants, ces Fribourgeois!

La bourde de Genève-Servette

Ils l’ont répété comme un mantra. «Le travail finira par payer et le puck finira bien par tourner en notre faveur». GE Servette est sur le bon chemin, celui de la rédemption. Après un premier tour très compliqué, les Aigles sont en quête de rachat et de points. L’opération retour en grâce avait bien débuté samedi, avec un succès dans le temps réglementaire extrêmement précieux obtenu aux Vernets contre Rapperswil. Elle s’est poursuivie sur la glace des ZSC Lions après un match complètement fou sur le plan offensif.

Après un chassé-croisé à l’ancienne, c’est une épouvantable erreur de Josh Jooris qui a offert la victoire au ZSC Lions. Les deux équipes étaient alors à égalité (5-5 et Genève jouait avec un homme de plus, poussant tant et plus pour passer l’épaule. Le malheureux No19 a eu un blanc, confondant Garett Roe et un de ses coéquipiers en lui offrant une passe parfaite. L’Américain, seul face à Gauthier Descloux, na pas manqué l’aubaine. Cruel pour des Genevois qui ont longtemps cru que cette soirée était pour eux.

Au-delà du résultat comptable, c’est le retour de la réussite quil convient de souligner dans le camp des Aigles. Emmené par un Henrik Tömmernes des tout grands soirs, Genève a posé sa griffe sur le match en affichant une jouerie jamais vue jusque-là cette saison. presque tout a roulé pour les hommes de Pat Emond. Des buts à cinq contre cinq. Des buts en supériorité numérique. Et un but en box-play, importantissime, signé Joël Vermin. Libéré par sa volée magique de samedi soir, le futur bernois patine enfin au niveau attendu. Dans son sillage, c’est même tout le groupe qui a effectué un vrai pas en avant. «Cela ne se voyait pas dans les résultats mais cela faisait déjà un moment que nous allions dans la bonne direction, expliquait Pat Emond après la victoire contre Rappi.

Le coach insistait aussi sur la nécessaire solidité défensive qu’il fallait pouvoir afficher chaque soir. Un peu obnubilés par le filet adverse, les Aigles ont un peu oublié de resserrer les lignes. Un autre mantra à se répéter inlassablement.

Pas de déclic avec Frolik

Les débuts de Michael Frolik ont été l’occasion, pour l’entraîneur John Fust, de remanier les triplettes offensives. Le Tchèque, qui disputait son premier match, a pris place aux côtés de Christoph Bertschy, de nouveau repositionné au centre, et Ronalds Kenins.

La première impression laissée par Frolik a été bonne: intense, dynamique, consciencieux défensivement, toujours en embuscade devant les filets adverses, l’ex joueur de NHL a livré une performance volontaire et prometteuse. Sa dernière saison blanche (10 matches joués) pèse certainement encore dans son jeu, mais ses qualités sautent aux yeux. Il a déjà été bien plus entreprenant en 60 minutes que le Canadien Phil Varone, envoyé en tribunes mardi, depuis le début de l’exercice en cours.

En défense, le capitaine Mark Barberio a aussi retrouvé une place dans l’alignement après avoir observé ses coéquipiers depuis les tribunes lors des deux matches du week-end dernier (à Bienne, puis à Lausanne contre Langnau). Le défenseur canadien n’a pas tardé à se mettre en évidence en démarquant Guillaume Maillard sur l’ouverture du score. Le centre du troisième bloc a trouvé le haut du filet tandis que le gardien Damiano Ciaccio était masqué par Floran Douay (5e, 0-1).

Le LHC n’a pas eu besoin, non plus, de Frolik pour inscrire le 0-2 en deuxième période. Ken Jäger, qui faisait équipe avec Jiri Sekac et Tim Bozon, a victorieusement redirigé un centre-tir de Lukas Frick (25e). Alors que le LHC venait de prendre le large, une réussite signée Yannick Burren a toutefois relancé Ambri 170 secondes après la deuxième réussite des Lions (28e). Moins de quatre minutes plus tard, le topscorer Inti Pestoni a égalisé en marquant un but extraordinaire, du revers et dans un angle impossible (31e, 2-2). Pestoni? C’est encore lui qui a frappé, à la 52e minute, pour donner l’avantage à Ambri pour la première fois de la soirée (3-2). Un avantage définitif pour Ambri, une deuxième défaite de rang pour les Lions.

Victoire de Lugano

Dans la rencontre qui ne concernait pas les clubs romands mardi soir en National League, Lugano est allé s’imposer à Rapperswil 1-3 (1-1 0-1 0-1) grâce à un doublé de l’éphémère joueur du LHC Libor Hudacek - qui avait répondu à l’ouverture du score en power play d’Emil Djuse - et une réalisation de Mark Arcobello dans la cage vide à quatre secondes de la sirène finale.

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