Gotthard vernit son dernier-né
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Gotthard vernit son dernier-né

LAUSANNE – Groupe incontournable de la scène hard rock suisse et européenne, Gotthard est de retour.

Deux ans après leur dernier exercice, «Lipservice», les rockeurs suisses reviennent à la charge avec «Domino Effect» et un concert aux Docks jeudi à Lausanne. Le guitariste Freddy Scherer répond à nos questions.

– Pouvez-vous nous expliquer le titre de votre album?

– «Domino Effect» a une notion de mouvement qui caractérise bien le groupe Gotthard, existant depuis seize ans et avançant sans s'arrêter, comme un train qui a perdu ses freins.

– Quelle est la recette qui explique l'incroyable longévité de Gotthard?

– Tout d'abord l'amitié et le respect entre les membres du groupe. Il n'y a pas d'égoïsme de la part d'un musicien désireux de se mettre plus en avant. Puis le groupe est basé au Tessin, qui est un peu une île au milieu de la Suisse. On est donc isolé de ce qui se passe en Suisse et dans le monde et on peut ainsi travailler plus tranquillement, sans que des gens viennent sans cesse essayer de nous influencer avec leurs idées.

– Après toutes ces années, vous avez toujours la même motivation qu'au début?

– Absolument. Il y a trois ans, on a changé de maison de disques, et la nouvelle nous offre la possibilité de jouer dans de nombreux nouveaux pays. Pour nous, c'est comme un deuxième printemps, ça nous motive et on n'a aucun signe de fatigue.

– Quels conseils donneriez-vous à un jeune groupe suisse qui veut se lancer?

– Une seule chose: «Fais ce que tu as envie de faire.» Tu peux demander des conseils mais au final c'est ce que tu ressens dans ton ventre et dans ta tête qui doit ressortir dans ta musique.

Fabrice Aubert

Les Docks, je 10, 21 h

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