Actualisé 30.06.2016 à 20:22

VaudGracié, le cygne noir peut à nouveau voguer sur le lac

Le volatile d'origine australienne a été relâché jeudi par la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro. Il avait passé un mois derrière les grilles de deux volières.

de
Mirko Martino

Découvrez notre reportage vidéo sur le retour de Nelson au bord du lac Léman.

«Comme tu m'as manqué!» L'émotion de cette habitante de Vevey était palpable jeudi. Le cygne noir qu'elle admirait au printemps est de retour. Fin mai, il avait été placé en quarantaine au centre de soins pour oiseaux sauvages d'Etoy afin de s'assurer qu'il était sain. Il avait ensuite été confié au zoo de Servion en attendant, en vain, que son propriétaire se manifeste.

C'est Jacqueline de Quattro qui a choisi de le «libérer» et qui est venue le relâcher au bord du Léman. «Je suis seule autorisée à prendre cette décision, souligne la conseillère d'Etat. Le garde-faune n'en a pas le droit. Ce n'est pas une décision habituelle, et la loi le déconseille, mais je l'ai prise, sous ma pleine responsabilité, après avoir vérifié qu'il ne représentait aucun danger.» La cheffe du Département cantonal du territoire et de l'environnement l'a rebaptisé Nelson: «C'est un clin d'œil à Mandela, que j'admire beaucoup, et à ceux qui, comme lui, se battent pour la liberté».

Se déplacer en personne et convier la presse pour une telle «libération»: le geste agace le député Marc Oran, qui a eu un vif différend avec la conseillère d'Etat dans l'affaire Chalom, le chien euthanasié en mars dernier. «Elle essaie de se racheter une image auprès des amis des animaux en vue des élections de 2017», estime-t-il. Une interprétation balayée par la principale intéressée: «J'aime les animaux, mais certains sont dangereux. Ce n'est pas le cas de Nelson, qui mérite d'être libre. Il est ici chez lui.»

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