Grand déballage dans les coulisses du Grand Théâtre
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Grand déballage dans les coulisses du Grand Théâtre

GENEVE – Les conclusions de deux audits accablent une direction accusée notamment d'autoritarisme.

Direction perçue par une partie du personnel comme despotique, accusations de harcèlement, mobbing, machisme, incompétences et copinages. Les deux audits commandés au mois de décembre par la Ville confirment l'existence de dysfonctionnements graves dans la gestion des ressources humaines. En trois mois, les neuf auditeurs de Créalyse et Sherwood Alliance ont entendu plus de 200 salariés sur les 300 que compte l'institution. «La situation était arrivée à un point de non-retour. Il fallait crever l'abcès», confirment les syndicats SSP et SIT. Particulièrement malmené et seul dans l'arène, le directeur Jean-Marie Blanchard avait très envie de s'expliquer. Mais, comme Bruno de Preux, le président démissionnaire du Conseil de fondation, et le magistrat des affaires culturelles, Patrice Mugny, il ne le fera qu'après avoir pris connaissance des 280 pages du rapport qu'il venait de recevoir. Un droit de réserve que ne partage pas l'ancien secrétaire général Antonio Soragni. «Je trouve inconvenant qu'un tel audit soit rendu publique. Il y a des attaques personnelles d'une dureté incroyable», s'emporte-t-il. Reste que, pour restaurer la sérénité, les auditeurs préconisent notamment de professionnaliser le conseil de fondation, d'ouvrir un poste aux RH et de réduire de 15 à 5 les statuts du personnel. Des réformes urgentes à prendre avant que la bataille de la confiance ne soit perdue.

Giancarlo Mariani

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