Rome: Grande manifestation contre l'austérité
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RomeGrande manifestation contre l'austérité

Ils ont demandé au gouvernement de coalition d'Enrico Letta de se concentrer sur la création d'emplois pour sortir la deuxième économie de la zone euro de la récession.

Les Italiens se sentent pris à la gorge par la politique du gouvernement.

Les Italiens se sentent pris à la gorge par la politique du gouvernement.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Rome contre la politique d'austérité et le taux de chômage élevé. «Nous espérons que ce gouvernement finira par nous entendre parce que notre patience est à bout», a déclaré un manifestant présent au milieu d'une foule brandissant des drapeaux rouges. Celle-ci a réclamé plus de droits pour les travailleurs et de meilleures conditions de travail.

«On ne peut plus attendre» et «Il nous faut de l'argent pour vivre», pouvait-on lire sur les banderoles et calicots brandis par les manifestants.

La confiance dans le gouvernement de coalition rassemblant la droite, le centre et la gauche piloté depuis avril par Enrico Letta commence déjà à s'éroder. Vendredi, un sondage SWG montrait une chute de 43 à 34% des opinions favorables depuis le début du mois.

Le nouveau président du Conseil a promis de faire de la création d'emplois sa priorité après deux mois de blocage politique consécutif à des élections parlementaires n'ayant pas permis de majorité claire.

Samedi, certains manifestants lui ont reproché de revenir sur son engagement et de concentrer tous ses efforts sur une réforme de la taxe foncière. «Il faut tout recommencer à partir de nouveaux investissements privés et publics, faute de quoi il n'y aura pas de création d'emplois», a souligné Maurizio Landini, secrétaire général du syndicat de la métallurgie Fiom.

Longue récession

D'autres participants à la manifestation ont émis des doutes quant à la capacité du successeur de Mario Monti au palais Chigi et à sa coalition fragile d'agir avec efficacité. «Ce gouvernement ne va pas durer longtemps», explique un manifestant. «Ce qu'il nous faut, c'est un nouveau parti de gauche qui se batte pour les droits des gens».

L'Italie s'enfonce dans sa plus longue récession depuis le début, en 1970, de statistiques trimestrielles. Le taux de chômage approche un sommet, avec notamment 38% des jeunes sans emploi. (ats/afp)

Manifestations en Israël

Plusieurs centaines d'Israéliens ont défilé samedi soir à Tel-Aviv et dans d'autres villes israéliennes pour protester contre la cure d'austérité prévue par le gouvernement, selon des témoins et les médias locaux.

La mobilisation était cependant en baisse, selon un correspondant de l'AFP qui a fait état d'environ 2000 manifestants à Tel-Aviv, contre 10'000 samedi dernier.

Le nouveau ministre des Finances Yaïr Lapid, qui s'était présenté pendant la campagne électorale comme le défenseur des classes moyennes, était toujours la cible principale des manifestants, mais ces derniers s'en sont aussi largement pris au Premier ministre Benjamin Netanyahu épinglé cette semaine par les médias, qui lui reprochent son train de vie. Plusieurs centaines d'Israéliens ont manifesté devant la résidence de M. Netanyahu à Jérusalem et devant sa résidence privée de bord de mer, à Césarée.

A Césarée, selon les médias, les manifestants ont brandi un matelas gonflable et des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire «Syndrome du lit volant», une allusion aux information de presse selon lesquelles M. Netanyahu aurait fait installer un lit double dans l'avion affrété pour un de ses récents déplacements, ce qui aurait coûté au contribuable près de 100'000 euros (120'000 francs). Les défilés ont aussi rassemblé plusieurs centaines de personnes à Beersheva, dans le sud du pays.

Leurs organisateurs cherchent à relancer le mouvement de contestation sociale de l'été 2011, qui avait culminé avec près d'un demi-million d'Israéliens dans la rue. Le gouvernement israélien a adopté mardi un budget de rigueur pour 2013 et 2014 qui sera soumis à la Knesset pour adoption avant la fin juillet.

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