Drame en Valais: Gratitude universelle à Sion
Actualisé

Drame en ValaisGratitude universelle à Sion

Les messages de soutien ont afflué à l'hôpital, après le drame de Sierre. Chaque mot trouvera réponse.

par
Joël Espi
Sion
La porte-parole de l'hôpital, Florence Renggli, présente la masse de e-mails reçus depuis l'accident. (Photo: joe)

La porte-parole de l'hôpital, Florence Renggli, présente la masse de e-mails reçus depuis l'accident. (Photo: joe)

«C'est en apprenant avec quelle rapidité, quel professionnalisme et quel dévouement les services de secours sont intervenus que j'ai ressenti une forme d'apaisement.» Dès l'annonce de la catastrophe, des marques de reconnaissance comme celle-ci ont afflué du monde entier à l'Hôpital de Sion.

Cheffe de la communication de l'établissement, Florence Renggli présente l'impressionnant tas d'e-mails qu'elle a imprimés. «Les gens nous remercient de nous être occupés des enfants blessés comme si c'étaient les leurs.» Six jours après la tragédie, la porte-parole n'a pas encore pu se reposer...

Le personnel comme les enfants ont reçu de nombreuses autres marques de soutien. Du chocolat, des peluches, des dessins... Beaucoup de Valaisans ont aussi proposé une aide matérielle, comme de l'argent, ou même des dons de sang.

L'hôpital a également vécu un grand moment d'émotion lorsque les petits Belges hospitalisés à Viège sont venus rendre visite à leurs petits camarades après leur sortie. «Ils ont pu voir ceux qui étaient encore là, et ceux qu'ils ne reverraient pas.»

Les lettres provenaient principalement de Suisse, de Belgique et de Hollande, avec souvent des témoignages personnels. «Certains se souvenaient où ils étaient exactement quand ils ont appris l'accident.» Toutes ces marques d'affection ne resteront pas sans suite. «Nous mettons un point d'honneur à répondre à chacun», assure Florence Renggli. Les cadeaux destinés aux victimes ont, eux, été emmenés en Belgique.

Les messages de soutien

Chef des urgences à l'hôpital de Sion

«Ils revenaient du front»

Daniel Fishman, chef des urgences à l’Hôpital de Sion. Mais, durant cette nuit maudite, pas question de perdre sa concentration. «Les enfants avaient tous les mêmes traumatismes, nous manquions de moyens», explique-t-il. Malgré le bon déroulement des opérations, au milieu de la nuit, un choc secoue le service: tous les enfants vivants ont été pris en charge, soit seulement une vingtaine. «Quand on m’a dit que ça s’arrêtait là, cela a été un mauvais moment à passer.»

Ton opinion