Suisse - Espagne: Grave dysfonctionnement d'easyJet à Compostelle
Actualisé

Suisse - EspagneGrave dysfonctionnement d'easyJet à Compostelle

Humiliations, agressions verbales, et abus de pouvoir, les reproches pleuvent contre le personnel au sol de la compagnie aérienne low-cost.

par
Xavier Fernandez
C'est à la porte d'embarquement que les ennuis ont commencé pour toutes les victimes.

C'est à la porte d'embarquement que les ennuis ont commencé pour toutes les victimes.

DR

Depuis la publication de notre article du 2 mars, les témoignages affluent. Plusieurs personnes ayant tenté d'embarquer à Saint-Jacques-­de-Compostelle (Esp) pour rentrer en Suisse ont expliqué avoir elles aussi été malmenées par le personnel au sol d'easyJet. Elles se nomment Alba, Laura, Marie-José, Tania, ou encore Vanessa. Les victimes sont toutes des femmes.

Marie-José raconte avoir été obligée de placer son appareil respiratoire dans son bagage à main, avant de subir un interrogatoire sur son historique médical – devant les autres passagers – malgré son ordonnance. «Je me suis sentie humiliée», dit-elle. Quant à Alba, après l'avoir baladée à travers l'aéroport, on l'a informée qu'il était trop tard pour embarquer et que l'avion était déjà parti. Il n'en était rien: «L'hôtesse m'a menti, par pure méchanceté.»

Les protagonistes ne se connaissent pas, mais leurs histoires présentent de nombreux points communs. Toutes ont l'impression d'avoir été prises pour cibles de manière arbitraire et poussées à bout avec un malin plaisir. Celles qui ont fondu en larmes ont eu droit à des moqueries et celles qui ont tenté de se défendre se sont retrouvées interdites de vol. Leurs réclamations n'ont reçu aucune réponse et rien n'est remonté auprès des responsables.

Alertée, la compagnie easyJet tente maintenant de réparer les préjudices et présente ses excuses au cas par cas. Une enquête interne a été ouverte.

Son courage paie

Aurore a été la première à parler, considérant que la façon dont elle avait été traitée n'était pas «normale». Par sa dénonciation, elle a ouvert la boîte de Pandore et la compagnie est maintenant forcée de réagir. Pour rappel, elle s'est faite alpaguer pour une pochette. Mais lorsqu'elle a voulu s'expliquer avec les hôtesses, celles-ci l'ont interdite de vol. Désespérée, elle a alors tenté de parler au personnel en cabine, ce qui lui a valu d'être blacklistée.

Ton opinion