Actualisé 28.04.2017 à 17:15

Assemblée généraleGreenpeace perturbe l'AG du Credit Suisse

Des militants sont tombés du plafond où se déroulait l'assemblée pour déployer une banderole contre le financement d'un oléoduc aux USA.

Image d'illustration.

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Keystone

Des militants de Greenpeace ont déroulé vendredi une banderole protestant contre le financement d'un oléoduc aux Etats-Unis, lors de l'assemblée générale à Zurich des actionnaires de Credit Suisse, le numéro deux du secteur bancaire helvétique.

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Alors que le directeur général de la banque venait tout juste de commencer son discours, des militants suspendus à des cordes ont déroulé une banderole jaune marquée de l'inscription «Pipeline Deals» masquant l'écran géant sur lequel la banque détaillait ses chiffres pour ses comptes 2016.

«Je vous remercie de votre intérêt pour ma présentation», a réagi non sans une pointe d'humour le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam, patron de la banque depuis l'été 2015, qui a d'abord poursuivi son discours, imperturbable, avant de s'interrompre pour leur demander poliment de remonter la banderole afin que les actionnaires puissent découvrir sa présentation. «On m'avait dit que la Suisse était un pays paisible de montagnes paisibles. C'est un peu plus que ce à quoi je m'attendais», a ajouté avec flegme l'ancien patron de l'assureur britannique Prudential.

Greenpeace reproche à la banque de financer la construction d'un pipeline controversé au Dakota du Nord, relancée par le président Donald Trump, malgré l'opposition d'Amérindiens qui veulent protéger des sites sacrés.

Thiam répond aux critiques

Salaires excessifs et enquêtes fiscales en cours dans plusieurs pays ont été à l'ordre du jour de l'assemblée générale. Le patron du groupe, Tidjane Thiam, a répondu aux critiques émises par plusieurs actionnaires.

Concernant les enquêtes fiscales menées en Europe et en Australie, le directeur général de la banque a souligné que l'établissement financier se conforme à toutes les lois et réglementations applicables dans tous les marchés où il opère.

«Au cours des dernières années, Credit Suisse a mis en place des programmes complets et procédé à des contrôles en matière fiscale auprès de ses clients en Europe et dans d'autres pays. À la suite de ces contrôles, le groupe a résilié les relations avec les clients qui n'avaient pas démontré qu'ils déclaraient leurs avoirs aux autorités fiscales et qu'ils payaient leurs impôts», a-t-il indiqué.

Réduction de salaire

Quant à l'autre objet de controverses, la rémunération des dirigeants, le patron de la banque a tenu à préciser qu'il avait proposé de réduire de 40% sa propre rémunération variable totale. Les membres du directoire ont eux aussi décidé à l'unanimité de proposer une baisse de 40% de la rémunération variable totale qui leur est accordée.

Revenant sur l'abandon de l'entrée en Bourse d'une partie des activités dédiées au marché suisse de l'institut bancaire, au profit d'une hausse de capital, Tidjane Thiam a déclaré qu'il s'agissait d'une meilleure option.

«Cette augmentation de capital devrait nous permettre de continuer à investir dans des opportunités de croissance, tant en Suisse qu'à l'étranger, de renforcer considérablement notre bilan et d'améliorer nos ratios de fonds propres. Elle nous permettra aussi d'achever la restructuration de notre groupe», a-t-il ajouté. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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